François Ruffin, candidat potentiel à la prochaine élection présidentielle, se dit "hostile à l'immigration pour le travail" : le secteur des services à la personne et de l’hôtellerie dénoncent sa déconnexion de la réalité du marché.
Immigration : des projections à 2050
Quid d’une immigration de travail choisie ? La France a-t-elle besoin d’une main d'œuvre étrangère dans ces domaines, comme dans la métallurgie ou l’automobile au lendemain de la Seconde Guerre mondiale ?"Je comprends ce qu’il veut dire, sur certaines dérives qu’il peut y avoir, réagit Loïc Gobé, président de la fédération des entreprises de services à la personne (Fesp), au micro de Patrick Roger, sur l'antenne de Sud Radio. Personne aujourd’hui ne veut d’un système qui servirait à tirer les salaires vers le bas. Pour nous, le débat est ailleurs : c’est la réalité des besoins des Français. Les services à la personne, c’est le quotidien des Français. Sur le terrain, déjà on manque de main d’œuvre partout."
"Avec le vieillissement de la population, nous avons des projections à 2050 extrêmement inquiétantes. On va avoir à peu près 500000 nouveaux bénéficiaires âgés à accompagner. C’est quasiment 800000 emplois en 2050. Clairement, sans l’apport d’une main d’œuvre extérieure à la population française, on n’y arrivera pas. Un Français sur six fait appel aux services à la personne. Ce sera compliqué d’un point de vue social et humain si l’on n’arrive pas à combler ces emplois."
🔴Ruffin se dit "hostile à l'immigration pour le travail"
🗣️@Franck_Trouet : "Il faut arrêter la caricature... Nous ne pouvons pas travailler sans travailleurs étrangers dans la restauration ou l'hôtellerie !" #GrandMatin
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200000 emplois non pourvus
« Pour nous, la situation est la même, estime Franck Trouet, délégué général du Groupement des hôtelleries et restaurations (GHR), sur l'antenne de Sud Radio. Nous ne pouvons pas travailler sans travailleurs étrangers dans la restauration et l’hôtellerie. Il faut éviter les caricatures, comparer avec la métallurgie ou la sidérurgie de l’après seconde guerre mondiale n’a pas de sens. Nous parlons d’emplois non délocalisables, qui font vivre nos territoires. Deux professionnels sur trois ont déjà dû refuser des clients faute de personnel. C’est pragmatique, pas idéologique : nous voulons faire fonctionner nos établissements."
Quid d’une immigration choisie à terme ? "Très simplement, chaque année, dans le secteur, en fonction de la bonne santé du pays, on propose entre 300000 et 400000 emplois. On a beau former, augmenter les salaires, améliorer les conditions de travail, le voulue est tel que nous ne pouvons pas faire sans les travailleurs étrangers. Nous ne demandons pas une immigration de masse, mais à pouvoir avoir recours à des travailleurs étrangers. Dans notre secteur, nous avons 200000 emplois non pourvus."
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