single.php

Kebabs, barbiers... les commerces de blanchiment se multiplient

Par La Rédaction

Comment lutter contre la prolifération des commerces de blanchiment de l'argent des trafics dans les villes et villages de France ?

blanchimenr
Des milliers de commerce ouvrent uniquement pour le blanchiment de l'argent des trafics. (AFP)

Patrick Vignal, ex-député Renaissance de l’Hérault, a été à la tête d’une mission parlementaire en 2021 qui voulait s'attaquer aux commerces illicites.

Blanchiment : "Dans ces commerces, c'est incontrôlable"

Depuis la transmission de son rapport, la situation ne s’est pas améliorée. Et ce malgré la prise de conscience du fait que tous ces commerces servent de relais au blanchiment. "En fait, en 2021, à Bordeaux, j’ai 200 maires qui me disent avoir un souci avec la prolifération de commerces de proximité : épiceries de nuit, massage, bars à chicha, kebabs… Comment pouvez-vous avoir une réussite économique quand vous avez dans une rue six épiceries de nuit côte à côte dans la même rue ?"

"Le narcotrafic représente 6 à 8 milliards d’euros, rappelle-t-il au micro de Patrick Roger sur l'antenne de Sud Radio. Ils sont capables d’acheter des dockers, des gardiens de prison, souvent par la menace. Dans ces commerces, c’est incontrôlable. Les politiques n’ont pas un coup d’avance sur ces boutiques. On a besoin d’épicerie de nuit, dans la plus grand majorité. J’avais proposé de créer une fédération des épiceries de nuit et des kebabs."

Donner des moyens d'agir aux maires

"Aujourd’hui, si l'on veut régler le problème, il faut de la répression et des propositions, résume Patrick Vignal, ex-député Renaissance de l’Hérault, sur l'antenne de Sud Radio. On en vient au fait qu’il faut donner un droit de regard au maire de la ville. Chez moi, à Montpellier, on est passé de 30 épiceries de nuit ou commerces illicites à 200. Dernièrement, un gamin de 19 ans a été brûlé dans une épicerie de nuit."

"Je pense aux buralistes, alors que la génération qui arrive fumera de moins en moins. Il paie des impôts, des patentes. Si vous êtes épicerie de nuit et que vous vous faites attraper à vendre des cigarettes et de l’alcool, vous avez acheté le local d’à côté. Le lendemain, vous transférez la marchandise et ouvrez le local. Gérant, cogérant et actionnaire devraient avoir un an d’interdiction. Il faut donner les moyens d'action aux maires. Il faut arrêter que l’État fasse tout."

Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Patrick Roger

Toutes les fréquences de Sud Radio sont ici !

L'info en continu
09H
08H
07H
04H
03H
02H
Revenir
au direct

À Suivre
/