Instituts de beauté fermés : "Ils n’ont consulté ni les scientifiques, ni les industriels, ni les syndicats"

Édouard Falguières, directeur des magasins franchisés Guinot-Mary Cohr, une chaîne d'instituts de beauté, était interviewé dans "le coup de fil du matin" sur Sud Radio le 22 mars. "Le coup de fil du matin" est diffusé tous les jours à 7h12 dans la matinale animée par Cécile de Ménibus et Patrick Roger.

Les instituts de beauté ont dû une nouvelle fois fermer leurs portes, alors que les salons de coiffure restent ouverts. (Crédit : Pixabay)

"Une norme Afnor pour lutter contre l’épidémie"

La fermeture des instituts de beauté est perçue comme une injustice chez les professionnels de l'esthétique. "Depuis la fin du premier confinement, on applique des gestes barrière très strictes, rappelle Édouard Falguières, directeur des magasins franchisés Guinot-Mary Cohr. Nous avons même contribué à la mise en place d’une norme Afnor pour lutter contre l’épidémie."

Le responsable de cette chaîne d'instituts de beauté s’interroge sur "le fondement scientifique qui est la base du gouvernement quand il prend des décisions concernant les instituts de beauté. Ils n’ont consulté ni les scientifiques, ni les industriels, ni les syndicats. Ils ont décidé de fermer les instituts de beauté alors que ce sont des commerces qui ont fait beaucoup d’efforts. Ils reçoivent une cliente à la fois dans un lieu clos avec une esthéticienne. On n’est pas dans des flux, comme on peut avoir dans les supermarchés."

"Plusieurs milliers d’instituts qui doivent fermer"

Y a-t-il eu des réactions de la part du ministre des PME, Alain Griset ? Nourrit-il l’espoir que les règles changent ? "Bien sûr, beaucoup de commerces sont concernés. C'est vrai que le ministre des PME s’est exprimé, a dit qu’il pouvait y avoir des adaptations s’il y avait des aberrations. Nous allons continuer de lutter et de faire savoir que nous réprouvons fortement cette décision gouvernementale, alors que d’autres activités qui bénéficient du même code NAF sont ouvertes."

Le secteur est-il en danger d’une façon plus générale ? "Quand on ferme 16 départements, pour notre activité, c’est plus de 590 établissements fermés. Plus largement, ce sont plusieurs milliers d’instituts qui doivent fermer, avec des emplois à la clé. Le soutien de l’État est là, mais ne permet pas de faire face à toutes les charges, ou endette les entreprises. Ces dettes, il faudra les rembourser."

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