Hervé Becam (UMIH) : "On ne trouve pas de collaborateurs, c'est dramatique"

Le secteur des CHR peine à recruter
Les professionnels du tourisme peinent à recruter dans le secteur restauration-hôtellerie © LIONEL BONAVENTURE AFP

Alors qu’un récent sondage montrait que les Français étaient nombreux à vouloir partir en vacances cet été, le secteur de l’hôtellerie connaît une crise du recrutement. Hervé Becam, Vice président Confédéral de l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie (UMIH), était l’invité du 7h10 de Sud Radio pour en parler.

"C’est une situation dramatique pour nos entreprises, on ne trouve pas de collaborateurs" déclare Hervé Becam. 50 000 CDI sont en effet à pourvoir dans le domaine de l’hôtellerie mais les établissements peinent à trouver preneurs. Cette situation inquiète le vice-président de l’UMIH. "Il y’a des établissements qui sont obligés de fermer des services ou de fermer un jour de plus par manque de personnel, ça fragilise", déclare-t-il sur Sud Radio.

Pourtant, le domaine des cafés, hôtellerie, restaurants (CHR) c’est 80 milliards d’euros de chiffre d’affaires, 220 000 entreprises en France et 8 % du PIB. Hervé Becam espère-t-il une aide de l’État pour pouvoir régler ce problème ? "Non nous ne demandons pas l’aide du gouvernement. Nous demandons à ce que des processus soient mis en place pour que l’on puisse retrouver un bon niveau de formation, je pense notamment à l’alternance", répond-t-il.

"Notre secteur d’activité, c’est 34 métiers différents et beaucoup sont en tension : les cuisiniers, les serveurs en salle mais aussi les femmes de ménages ou les gouvernantes. Pourtant ce sont des métiers qui offrent le plus d’évolution de carrière. Un jeune qui rentre avec peu ou pas de formation peut ressortir chef d’entreprise" assure Hervé Becam. Pour lui, cette crise du recrutement s’explique en partie par un problème d’orientation des jeunes et une mauvaise image du secteur qui nuit à l’attractivité de ces métiers.

En ce début de saison estivale, cette pénurie d’emplois pourrait représenter un manque à gagner conséquent pour les entreprises qui estiment avoir déjà perdu 200 millions d’euros avec la grève de la SNCF.

Réécoutez en podcast toute l'interview d'Hervé Becam dans le Grand Matin Sud Radio

 

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Pascal B.
- Mercredi 11 juillet 2018 à 00:20
Et si ce monsieur Becam nous parlait salaire et heures supplémentaires rémunérées ?... Si au lieu de proposer le salaire minimum pour souvent 45h de travail par semaine les employeurs de ce secteur rémunéraient décemment leur salariés ? Ce monsieur s'est-il interrogé sur la mauvaise image du secteur ?

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