Deux usines de masques ouvrent en France

Hsueh Sheng Wang, PDG d’Eurasia, travaille à la construction d’une usine de masques au Blanc-Mesnil (Seine-Saint-Denis), tandis que Libero Mazzone, président de la société Valen, vient de lancer la production de masques à La Teste-de-Buch (Gironde).

30.000 masques par jour seront produits dans l'usine de La Teste-de-Buch (Gironde). © AFP

Hsueh Sheng Wang et Libero Mazzone étaient les invités de Patrick Roger le 27 avril 2020 dans l’émission "C’est à la une" sur Sud Radio, à retrouver du lundi au vendredi à 8h10.

 

"La Chine a construit un hôpital en une semaine, ici on va construire en deux semaines une usine"

Au Blanc-Mesnil, une usine de fabrication de masques est en train d’être construite. Elle ouvrira début mai. "Les masques, c’est ce dont on a vraiment besoin. Heureusement, on n’est pas seuls. Valérie Pécresse, la présidente de la Région Ile-de-France, et Thierry Meignen, le maire du Blanc-Mesnil, sont en contact régulier avec nous. D’ailleurs, la semaine dernière, la Région a souhaité faire venir les ministères de la Santé, de l’Industrie et des Affaires étrangères. Tout le monde est mobilisé pour que l’usine fonctionne.

La Chine a construit un hôpital en une semaine. Ici on va construire en deux semaines une usine. On devrait la finaliser début mai. Au Blanc-Mesnil on a des Roumains, des Portugais, des Chinois… Il y a des gens qui viendront de Chine qui nous expliqueront comment faire.

Les machines viennent de Chine. La première livraison arrivera aux alentours du 1er mai, puis d’autres machines arriveront la semaine prochaine. C’est très lourd, c’est très volumineux. Grâce à ces quatre machines nous pourrons produire 120 masques à la minute, soit 500.000 masques par jour", a raconté Hsueh Sheng Wang.

"L’usine de La Teste-de-Buch fabriquera 30.000 masques par jour"

"Ça s’est fait très rapidement, en 48 heures, sur un coup de fil. J’ai appelé le patron de Singer à Paris, il m’a dit : 'ce que vous voulez faire est honorable, les machines, on vous les offre'. On a créé 200 emplois en l’espace d’un mois. L’idée était de redonner du travail aux chômeurs de longue durée. Et aujourd’hui on a 200 personnes qui travaillent dans un état d’esprit extraordinaire. C’est très honorable pour ces femmes qui ont été abandonnées il y a 20 ans parce qu’on a délocalisé la production de textile. Pour elles c’est avant tout une passion. C’est palpable à l’intérieur de l’usine.

On fait entre 20.000 et 30.000 pièces par jour parce que c’est un travail manuel. Au bout de deux jours on a réussi à fabriquer 10.000 pièces, et aujourd’hui on est sur une cadence de 20.000 pièces par jour. Cette semaine on a l’objectif de passer à 30.000 pièces par jour. Je pense que c’est le rendement maximum qu’on peut avoir en restant dans un état d’esprit très familial et bon enfant. On a déjà deux commandes : une de 800.000 masques pour Bordeaux Métropole, et l’autre, de 100.000 masques, pour les habitants du bassin d’Arcachon", a fait savoir Libero Mazzone.

 

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