Difficile pour les entreprises de s’adapter face à la hausse des prix du carburant. À Caromb, dans le Vaucluse, la gérante d’une pizzeria a du cesser ses livraisons à domicile.
Pizzeria : un service de livraison offert
Reprise il y a moins d’un an, cette pizzeria avait lancé un service de livraison gratuit en février… avant de le suspendre deux mois plus tard, face à l’envolée du prix du carburant. "J’avais proposé ce service car il n’y avait pas de livraison sur Caromb, explique Élodie Hachin, gérante de la Pizza Giulia, au micro de Benjamin Glaise sur l’antenne de Sud Radio. La hausse du carburant m’a fait réfléchir. Comme je la propose gratuitement, avec les charges, le coût des ingrédients qui augmente aussi, je suis contrainte d’arrêter les livraisons."
"Je roule en voiture, j’ai une petite voiture qui me sert pour mon travail et les livraisons. Je viens de la faire réviser ce qui m’a coûté assez cher. Mais je ne veux pas faire payer mes livraisons. Je préfère les mettre de côté pour l’instant. J’ai arrêté le mois dernier. Un plein me coûte 100 à 110 euros, au lieu de 65 euros, et il me fait cinq jours, grand maximum. Je me retrouve à travailler à perte."
⛽️À Caromb, cette pizzeria contrainte de stopper ses livraisons face à la hausse du carburant
🗣️Elodie Hachin (Pizza Giulia) : "Je ne m'en sors pas financièrement. Je travaille à perte" #GrandMatin
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Un chiffre d'affaires divisé par deux
Les clients sont-ils aussi moins présents ? "Tout le monde est impacté, reconnaît Élodie Hachin, gérante de la Pizza Giulia, sur l’antenne de Sud Radio. Mon chiffre d’affaires a baissé de moitié par rapport à l’année dernière. On se dit que l’on ne sortira pas la tête de l’eau." Est-elle éligible aux nouvelles aides de l’État ? "J’ai regardé hier, et apparemment je le serais. Je vais bien sûr faire la demande. Je n’irai pas jusqu’à parler d’une bouffée d’oxygène. Ce ne sera pas suffisant pour remettre en place les livraisons."
Les petits commerces sont-ils un peu oubliés ? "On ne parle pas assez de nous, on ne voit pas nos petits problèmes. Quand des clients appellent, j'explique que l'on ne peut pas livrer, car cela coûte trop cher, et que je travaille à perte. Les clients ne voient pas les coulisses."
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