Boris Faure : "Je dénonce le communautarisme de sa campagne"

Boris Faure, ancien premier secrétaire de la fédération PS des Français de l'étranger. Agressé à coups de casque par le député M’jid El Guerrab, il témoignage dans un livre, “Coups de casque” aux éditions VA.

Boris Faure
Boris Faure, invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

"On est le 30 août 2017 rue Broca dans le centre de Paris et je sors d’une séance chez mon psychanalyste", raconte Boris Faure. "Je le fais depuis deux ou trois mois parce qu’à ce moment-là je veux écrire. Je veux devenir romancier, je me dis que la psychanalyse peut m’aider. Donc je sors du cabinet de mon psychanalyste", explique-t-il au micro de Sud Radio.

"150 mètres plus loin, devant la bar le Broca, je tombe sur M’jid El Guerrab, avec qui un différend politique existe depuis son départ fracassant du parti Socialiste", raconte l’ancien premier secrétaire de la fédération PS des Français de l'étranger. "Quand je le vois là par hasard, je me dis que je vais traverser la rue pour aller le saluer".

 

Plusieurs litiges entre Boris Faure et M'jid El Guerrab

"De manière synthétique, nous avons la circonscription Afrique du Nord, Afrique de l’Ouest des Français de l’étranger. Cette circonscription, à l’automne 2016, est extrêmement convoitée. J’obtiens, en tant que premier secrétaire des Français de l’étrangers, de la part de François Hollande, l’autorisation que ce soit les militants qui désignent leur candidat", explique-t-il. "Ce qui est la voie la plus démocratique pour désigner un candidat", juge-t-il.

"Il y a 7 candidats qui se présentent dont M’jid El Guerrab et pour dire les choses simplement, il va mettre la pagaille, me traiter de tricheur et démissionner avec fracas de cette primaire avant l’élection, dès lors qu’il comprend qu’il n’est pas en mesure de la gagner. Il fait le mauvais joueur. C’est le premier litige", explique Boris Faure. "Le deuxième litige tient à sa campagne qui est communautariste et je suis républicain. Je dénonce le communautarisme de la campagne. On est au printemps 2017 et on parle des législatives. Il faut juste rappeler que le contexte est un contexte de trahisons multiples".

 

Il était "dans un état de fureur que je n'ai pas vu venir"

"Quand je rencontre M’jid El Guerrab devant ce bar, il y a deux ou trois minutes de conversation où l’on revient sur la législative passée. S’il faut chercher un élément déclencheur, c’est compliqué", juge-t-il. "Je ne suis pas psychiatre mais je pense que c'est le terme de communautarisme sur sa campagne. Je qualifie sa campagne d’ailleurs de communautariste, je ne parle pas de lui. Cela le met dans un état de fureur que je ne vois pas venir. Nous sommes des copains", rappelle-t-il.

"Je suis face à un homme d’1 mètre 90 qui va armer son bras comme un boxeur avec son casque de scooter à la main. Il me frappe violemment au crâne, je recule sur deux mètres et il me poursuit. Il élève son casque comme le dieu Thor dans les franchises Marvel. J’essaie d’en sourire mais c’était tragique. Et il me fracasse le crâne une deuxième fois. Cela va provoquer après coups une hémorragie cérébrale, une des pires qui puisse exister", raconte Boris Faure.

 

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