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Violences sexuelles sur mineur : un père en colère témoigne

Comment éviter d'autres affaires Lyhanna ? Le papa d'une petite fille de 7 ans victime de violences sexuelles a décidé de parler.

Rassemblement à Fleurance dans le Gers, le 7 juin 2026, pour une marche blanche en hommage à Lyhanna, 11 ans retrouvée morte jeudi. Le principal suspect avait fait l'objet de plaintes pour viol sur mineur (Lionel BONAVENTURE - AFP)

Laurent (Ndlr : son prénom a été modifié) est le père d’une élève de 7 ans à Charly, commune de 4800 habitants proche de Lyon. Il veut éviter une nouvelle affaire Lyhanna.

Comme pour Lyhanna, des plaintes, mais...

"À chaque nouvelle affaire de pédocriminalité, il faut appeler les médias", estime Laurent au micro de Maxime Lledo sur l'antenne de Sud Radio. À partir du moment où j’ai décidé de médiatiser cette affaire dans notre petite commune de Charly, cela a fait bouger les choses en 48 heures. Cela faisait un mois et demi que l’on attendait."

"Deux plaintes pour viol ont été déposées le 17 avril. Une troisième plainte pour agression sexuelle vient d’être déposée. Grâce à la médiatisation, la population locale a pu être au courant du problème. Ils ont pu en discuter avec leurs enfants. Une maman s’est présentée en gendarmerie pour déposer plainte. Sa petite fille de 3 ans et demi s’était confiée à elle."

Prouver que l'enfant ne ment pas, un long chemin

La fille de 7 ans de Laurent lui a confié ce qu’elle subissait au centre de loisirs. "On n’avait pas compris ce qui avait déclenché sa prise de parole. C’est grâce à cette petite fille. Elle a commencé à espionner cet animateur parce que « elle en avait marre » et voulait voir ce qu’il faisait aux autres petites filles. Elle a fait exprès de se mettre dans son groupe un après-midi, et s’est rendue compte qu’une petite fille de 3 ans et demi allait dans les toilettes avec lui. Les gendarmes ont entendu son témoignage. Elle a été écoutée."

"J’ai l’impression que la parole d’un enfant n’a pas de valeur, résume Laurent au micro de Maxime Lledo. Ils ne sont pas écoutés, on doit prouver qu’ils disent vrai. Je n’ai d'abord pas enregistré ce que j’ai entendu. J’ai eu le déclic, mon cerveau s’est réveillé, et j’ai décidé d’appeler la gendarmerie. C’est comme si je n’arrivais pas à y croire.Nous avons la chance d’avoir été très bien accueillis dès le début. Mais ensuite c’est un chemin où l’on doit prouver que ma fille ne ment pas. Il était en garde à vue le 3 mai, il ressort libre et le parquet nous donne rendez-vous le 22 juillet." Du fait de nouveaux éléments, l’homme a été remis en garde à vue il y a quelques heures.

Retrouvez "C'est à la Une" chaque jour à 7h10 dans le Grand Matin Sud Radio avec Maxime Lledo

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