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Présidentielle : "La gauche remet en cause la paix civile", selon Jordan Bardella

Le président du RN, Jordan Bardella, a accusé samedi la gauche de vouloir "remettre en cause la paix civile" en cas de victoire de Marine Le Pen à la présidentielle, lors de son premier déplacement de campagne à la Foire de Châlons-en-Champagne.

Valery HACHE - AFP

Interrogé sur les appels à la "désobéissance" lancés à gauche si le RN parvenait au pouvoir, Jordan Bardella y a vu un "aveu de faiblesse de la part de la gauche, qui déteste la démocratie, qui remet en cause les grands principes de l'État de droit et du fonctionnement électoral".

"L'attitude de la France insoumise en ce début de campagne est une attitude profondément inquiétante, qui vise d'ores et déjà à remettre en cause la paix civile dans notre pays", a affirmé à la presse celui qui sera Premier ministre si Marine Le Pen s'imposait, et qui était attendu par plus de 200 personnes dès son arrivée à la foire.

"Cela veut dire qu'ils ont déjà perdu cette élection", a-t-il estimé, se disant préoccupé par "les intentions réelles de Jean-Luc Mélenchon".

Interviewée il y a quelques jours sur LCI, la secrétaire nationale des Ecologistes, Marine Tondelier, a répondu par l'affirmative à la question de savoir si elle espérait des "désobéissances" en cas de victoire du RN, tout en affirmant qu'il y en aurait "très peu".

"Nous écologistes, je peux vous dire que, vu notre histoire, notre culture militante et notre résilience, nous serons là pour les combattre. Mais le but, c'est quand même qu'ils n'arrivent pas au pouvoir", a-t-elle ajouté.

A son tour interrogée sur les propos de Mme Tondelier sur BFMTV mardi, la présidente des députés LFI à l'Assemblée nationale, Mathilde Panot, a affirmé que les Insoumis "respect(aient) les élections" mais "résistera(ient) de toutes les manières qu'il faut" si Marine Le Pen l'emportait.

Elle a par ailleurs assuré soutenir la désobéissance, et ce "même sous Emmanuel Macron".

Jordan Bardella a, par ailleurs, minimisé les conséquences du départ de son conseiller économique François Durvye, qui incarnait une ligne libérale dans son équipe.

"Ce sont les vicissitudes de campagne", a-t-il affirmé, attribuant ce départ à "une décision personnelle que nous respectons et qui lui appartient".

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