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EXCLU Présidentielle 2027 : Jordan Bardella survole les débats, Edouard Philippe potentiel finaliste

EXCLUSIF - À moins d'un an du scrutin présidentiel, le dernier baromètre IFOP-FIDUCIAL pour Sud Radio, LCI et Le Figaro, réalisé ce 25 juin 2026, confirme la tendance observée ces derniers mois : Jordan Bardella s'installe comme l'homme à battre, tandis que la majorité sortante et la gauche restent encore loin derrière.

Jordan Bardella
Jordan Bardella (AFP)

L'irrésistible ascension de Jordan Bardella

Si le 1er tour de l’élection présidentielle avait lieu dimanche prochain, Jordan Bardella caracolerait en tête avec des scores oscillant entre 36% et 37% selon les différentes configurations du Baromètre de l'élection présidentielle IFOP-FIDUCIAL de juin 2026. Sa dynamique est claire : il gagne deux points par rapport au mois de mai 2026 dans l'hypothèse où il affronterait un bloc central divisé entre Édouard Philippe et Gabriel Attal.

Même face à une candidature unique de la droite et du centre, le président du RN maintient son hégémonie. À titre de comparaison, Marine Le Pen, testée comme alternative et qui sera fixée sur son sort le 7 juillet dans l'affaire des parlementaires européens du FN, recueille 32% des intentions de vote face à Édouard Philippe ou Gabriel Attal, soit un score solide mais inférieur de quatre à cinq points à celui de son successeur à la tête du parti.

Un fauteuil pour deux au centre : avantage Édouard Philippe

Dans le camp de la majorité sortante, le "match" entre les deux anciens Premiers ministres tourne pour l'instant à l'avantage du maire du Havre. Dans un scénario où les deux se présenteraient, Édouard Philippe obtiendrait 14% contre seulement 8% pour Gabriel Attal. Cette division affaiblirait considérablement le bloc central.

En revanche, lorsqu'ils font cavalier seul, les chiffres progressent :

  • Édouard Philippe seul candidat du bloc central atteint 19% à 20%
  • Gabriel Attal, en l'absence de Philippe, plafonne à 15%

Édouard Philippe semble donc disposer d'une base électorale plus large, progressant même de deux points en un mois dans certaines configurations (de 18% en mai à 20% en juin 2026 face à Marine Le Pen).

Mélenchon plafonne, Glucksmann fait mieux que Hollande

À gauche, la situation reste fragmentée. Jean-Luc Mélenchon fait preuve de stabilité, oscillant entre 12% et 15% selon les scénarios. Il reste le leader naturel de la gauche radicale, mais ne parvient pas à créer une dynamique de rassemblement au-delà de son socle.

Face à lui, Raphaël Glucksmann incarne l'alternative d'une gauche hors LFI unie. Seul, il est crédité de 9% à 11% des voix. Dans l'hypothèse d'une candidature d'union de la gauche (sans les Insoumis), il recueille 11% des intentions de vote, faisant légèrement mieux que François Hollande (9%) dans une configuration similaire. Glucksmann semble toutefois subir la concurrence d'Édouard Philippe, ses scores baissant légèrement lorsque ce dernier se renforce.

Retailleau, Zemmour et Lisnard hors-jeu

Le reste de l'échiquier politique peine à exister. Bruno Retailleau, pour Les Républicains, oscille entre 8% et 11%, ne parvenant pas à s'immiscer dans le trio de tête. Éric Zemmour, quant à lui, stabilise son électorat entre 4% et 6%. Enfin, d'autres personnalités comme David Lisnard (2%) ou les candidats écologistes et communistes restent pour l'heure à des niveaux très bas.

Méthodologie : Enquête réalisée par l'Ifop du 22 au 24 juin 2026 auprès d'un échantillon de 1 415 personnes inscrites sur les listes électorales. Les marges d'erreur sont d'environ 2,5 points pour un résultat de 50% sur cet échantillon.

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