Flambée du prix du carburant et de l'énergie, augmentation du tarif des matières premières et des produits de consommation. Depuis le début de l'année, le pouvoir d'achat des Français est particulièrement « violenté » et rogné. A travers l’analyse de 1,7 million de tickets de caisse et les réponses de plus de 8 000 utilisateurs, une étude inédite menée par l’application française de cashback 10% livre un portrait inédit des Français face à la crise.
Le prix devient le premier réflexe
Pour une majorité de Français, le passage en rayon commence désormais par un calcul. Selon l’étude, 52,6 % des utilisateurs placent désormais le prix en tête de leurs critères d’achat, loin devant la qualité (28,9%) et l'habitude (13,8%). Cette nouvelle priorité se voit dans les paniers puisque les marques distributeurs séduisent désormais 44,9 % des consommateurs contre 49,9% pour les marques nationales résistent à 49,9 %.
Derrière ces choix, une réalité simple : près de la moitié des répondants disposent d’un budget courses compris entre 300 et 500 € par mois, souvent pour des familles de 3 à 4 personnes. Chaque euro compte.

Les petits plaisirs, premiers sacrifiés
Face à l’inflation, les Français ont d’abord coupé dans ce qui leur faisait du bien. 44,2 % déclarent avoir renoncé en premier lieu à des plaisirs personnels : une sortie, un bon produit, un petit extra, devenus variables d'ajustement du budget. Mais changer de marque (18 %) ou d’enseigne (6,2 %) arrive bien plus tard. Un signe fort : les Français préfèrent en effet se priver plutôt que bouleverser leurs habitudes de consommation.
Les tickets de caisse confirment cette tendance puisque le nombre d’articles par panier reste presque stable (de 21,33 articles en 2026 contre 21,87 en 2025) mais le panier moyen chute de 64,85 € à 58,95 € en un an (soit une baisse de 9% en un an). Les Français n’achètent donc pas moins, ils achètent moins cher. Une descente en gamme assumée, devenue un réflexe.
Le cashback, un coup de pouce du quotidien
Dans ce contexte, le cashback s’impose comme un nouvel outil d’économie. Déjà connu ou utilisé par près d’un Français sur deux, il devient un geste du quotidien puisque les utilisateurs de 10% y voient pour 62,6 % d'entre eux un coup de pouce, quand 21,6 % parlent de pouvoir d’achat retrouvé tandis que 68 % confient réinjecter leur cashback dans des dépenses essentielles (courses, enfants, factures). .
Enfin, un chiffre symbolique : alors que 44 % des Français ont renoncé à leurs plaisirs, 1 utilisateur sur 3 dit utiliser son cashback pour s’en offrir à nouveau. Une petite respiration dans un budget sous tension.