Olivier Galzi : Avignon a connu, le 17 octobre, de véritables scènes d'émeutes. Comment s'est déroulée la soirée de mobilisation hier ?
« On avait un dispositif pour éviter que le centre-ville soit envahi par les casseurs »
Nous avions mis en place un dispositif que nous avions déjà éprouvé une semaine auparavant, après les événements du 17 octobre, où effectivement personne n'avait rien vu venir. Nous étions donc prêts samedi dernier et cela avait fonctionné. Nous avons remis le même dispositif en place hier et cela a également fonctionné.
Nous avons d'abord doublé les effectifs de police et mieux préparé notre stratégie pour éviter que le centre-ville puisse être envahi, notamment par les casseurs.
C'est dommage pour les manifestants, qui en ont fait les frais puisqu'ils ont été cantonnés à l'extérieur des remparts. Mais le centre-ville commerçant, lui, n'était plus en danger.
À la mairie, nous avions également mis en place une application destinée aux commerçants. Ils pouvaient s'y inscrire et nous signaler immédiatement tout incident ou tout comportement suspect. Cela nous permettait d'envoyer des motards de la police sans attendre. Le dispositif avait bien fonctionné la semaine dernière et il a de nouveau fait ses preuves hier. Nous n'avons donc pas eu de problème.
Les remparts d'Avignon ont ainsi retrouvé leur fonction première : protéger la ville. Votre priorité était de préserver les habitants, les commerçants et les équipements publics ?
Absolument. Il fallait protéger le centre-ville, ses commerces, ses habitants, mais aussi les édifices publics et le mobilier urbain. Nous avons tiré les enseignements de ce qui s'était passé le 17 octobre. Nous ne pouvions pas prendre le risque de revivre les mêmes scènes.
« Le problème, c'est la fusion entre les manifestants, les casseurs et les pillards »
Quel regard le maire d'Avignon porte-t-il sur cette montée de la violence dans le pays ? Est-ce une réalité que les élus de terrain ressentent également ?
Évidemment que nous la ressentons. Mais je voudrais distinguer deux choses.
Il existe probablement une forme de violence sociale qui génère du mécontentement. Les revendications des manifestants sont légitimes et le droit constitutionnel à manifester doit être préservé autant que possible.
🚩#31octobre : une journée une nouvelle fois marquée par les violences #GrandMatinWeekEnd 🗣️ @OlivierGalzi : "Le problème, c'est qu'il y a une fusion des luttes entre les manifestants, les casseurs et les pillards" 📻https://t.co/y4VcQ5a6lt ☎️0 826 300 300 https://t.co/DpX26cRWT4
— Sud Radio (@SudRadio) November 1, 2026
Le problème n'est pas celui des manifestants. Le problème, c'est que dans le cadre de cette mobilisation assez massive, on assiste à une sorte de fusion entre les manifestants, les casseurs et les pillards.
On constate également la présence d'une frange d'ultra-gauche parmi les manifestants, ainsi que de quelques éléments d'extrême droite, même si l'ultra-gauche est principalement représentée. Certains organisent cette violence.
Le 17 octobre, à Avignon, nous avons ainsi vu des groupes que je qualifie de milices d'ultra-gauche s'en prendre à la préfecture et dégrader des biens publics. Dans le même temps, des individus mêlés au cortège en ont profité pour s'attaquer aux commerces.
C'est cette confusion entre les mobilisations, les groupes violents et les pillards qui est aujourd'hui particulièrement problématique.
💥@OlivierGalzi revient sur l'intrusion de manifestants dans la mairie d'Avignon lors d'un rassemblement pour dénoncer les violences du 17 octobre #GrandMatinWeekEnd 🗣️ "L'extrême-gauche n'a pas pu s'empêcher de venir pour empêcher mon discours. Ce sont les Avignonnais qui les ont sortis" 📻https://t.co/Iun7DcVJhi ☎️0 826 300 300
— Sud Radio (@SudRadio) November 1, 2026
Deux jours après les événements du 17 octobre, vous aviez organisé un rassemblement à la mairie pour dire « stop ». Vous avez alors été pris à partie par des manifestants. Comment avez-vous vécu cet épisode ?
C'est précisément à ce moment-là que l'on voit qu'il existe un véritable problème.
Le lundi soir, j'avais appelé sur les réseaux sociaux à un rassemblement en mairie pour dire tout simplement stop. Nous avions vécu le 17 octobre quelque chose d'exceptionnel, et je crois qu'il y aura un avant et un après.
Une mairie avait brûlé. D'autres avaient été investies et saccagées, notamment à Marseille, où la statue de Marianne avait été renversée.
Je voulais rappeler une chose essentielle : les maires sont les dernières sentinelles de la République. Ils sont en première ligne face aux réalités concrètes. Si l'on commence à s'attaquer aux mairies, alors il n'y a plus de rempart.
Ce n'était pas un message politique. C'était un message citoyen qui aurait dû être entendu par tous.
Des militants d'extrême gauche sont pourtant venus perturber cette réunion.
Ils avaient parfaitement le droit de venir écouter. Mais ils ne sont pas venus pour écouter : ils sont venus pour tenter d'empêcher mon discours. C'était une manière non démocratique d'exprimer leurs revendications.
Ce qui s'est passé ensuite est assez extraordinaire. Ce sont les Avignonnais présents qui les ont fait sortir. Cela ne s'est pas déroulé dans la violence : la foule les a repoussés physiquement vers l'extérieur de l'enceinte.
J'ai trouvé cette réaction assez salutaire. Ces citoyens voulaient simplement permettre à un message de s'exprimer : nous devons essayer de nous respecter les uns les autres.
« Avignon est un laboratoire de ce qui se passe en France »
Votre ville compte un député particulièrement visible sur la scène politique locale : Raphaël Arnault, élu de La France insoumise et cofondateur de la Jeune Garde. Vos relations sont-elles difficiles ? Considérez-vous qu'il contribue à la radicalisation du débat politique ?
Bien entendu. Il est lui-même impliqué dans cette dynamique. Le 17 octobre, il était dans la rue avant de prendre son train pour remonter à Paris, où il passe beaucoup plus de temps qu'à Avignon, me semble-t-il.
La semaine dernière encore, il était présent devant la mairie pour une mobilisation contre le racisme et les discriminations, à la suite de ce qui s'est passé à Trappes. C'était une cause que je considère comme noble et dont je partage évidemment le message.
💥La radicalisation du débat politique #GrandMatinWeekEnd 🗣️ @OlivierGalzi : "@ArnaultRaphael porte une responsabilité. Il m'a accusé d'être responsable de ce qu'il s'est passé à Trappes, j'ai subi des menaces" 📻https://t.co/y4VcQ5a6lt ☎️0 826 300 300 https://t.co/qv6VysuV0S
— Sud Radio (@SudRadio) November 1, 2026
Mais qu'a-t-il fait à cette occasion ? Il a pris la parole pour expliquer que tout cela était de la faute des médias, que j'étais un ancien homme des médias et que le maire était responsable de ce qui s'était passé à Trappes.
Vous voyez le genre de philosophie qu'il essaie d'insuffler à Avignon.
J'ai moi-même reçu des menaces à titre personnel. La mairie a également été menacée et nous avons dû mettre en place un dispositif particulier. Nous avons ici un foyer d'ultra-gauche particulièrement violent.
Vous établissez un lien entre cette mouvance locale et la stratégie politique de Jean-Luc Mélenchon ?
Je considère qu'Avignon est, d'une certaine manière, un laboratoire de ce que pourrait être la stratégie de Jean-Luc Mélenchon, notamment dans la perspective d'un éventuel troisième tour dans la rue après les élections, s'il venait à les perdre.
Lors de sa venue au Festival d'Avignon, il était accompagné de Raphaël Arnault, qui affiche sa proximité avec la Jeune Garde.
Je rappelle également que des proches de Raphaël Arnault ont été mis en examen dans l'affaire de la mort de Quentin Deranque. Certains de ces proches tenaient, la semaine précédant les faits à Lyon, la permanence de la candidate LFI aux municipales à Avignon.
C'est une situation contre laquelle nous devons nous battre.
Pourquoi dites-vous qu'Avignon est une petite France ?
Parce que notre ville concentre toutes les fractures que l'on retrouve dans le pays.
Avignon est une ville magnifique à l'intérieur de ses remparts, classée au patrimoine mondial de l'UNESCO. Mais elle est aussi extrêmement pauvre dans sa globalité, avec des quartiers prioritaires frappés par la pauvreté et des fractures sociales et ethniques.
Nous avons également une ultra-gauche très puissante et une extrême droite très puissante.
À mon petit niveau, en tant que maire, j'essaie de montrer qu'un autre chemin est possible, loin des radicalités. J'espère que cette voie pourra également exister à l'échelle de notre pays.
« Nous avons découvert une ville en faillite »
Vous avez été élu sur une promesse de campagne : rendre Avignon plus sûre. Vous êtes en fonction depuis sept mois et vous aviez notamment annoncé 60 policiers municipaux supplémentaires. Où en êtes-vous ?
Les recrutements ont commencé. Malgré les difficultés financières, la sécurité reste une priorité absolue.
Pourquoi ? Parce que mon grand projet pour Avignon est qu'elle redevienne attractive.
Au XIVe siècle, Avignon était une véritable cité-État, un carrefour de l'Europe. Elle dispose toujours de sa position géographique, de ses atouts culturels, climatiques et touristiques. Elle pourrait retrouver ce rayonnement.
Mais pour qu'une ville soit attractive, il faut évidemment qu'elle soit sûre.
Nous avions identifié trois priorités pendant la campagne : la sécurité, la propreté et la circulation. Nous avons commencé à travailler sur ces trois sujets.
Vous avez toutefois hérité d'une dette considérable, estimée à 250 millions d'euros pendant la campagne. Comment faites-vous pour avancer avec un tel handicap ?
C'est effectivement une équation extrêmement compliquée.
Nous avons découvert une ville en faillite. La dette atteint environ 220 millions d'euros si l'on intègre les satellites, c'est-à-dire les sociétés dont la ville est quasiment l'actionnaire à 100 %. Leur dette est aussi, dans les faits, celle de la ville.
Nous dépensons aujourd'hui davantage que nous ne gagnons. Lorsque je prends la mairie en mars dernier, je n'ai même pas en trésorerie l'équivalent d'un mois de salaire des agents municipaux. C'est la réalité.
💹 @OlivierGalzi alerte sur l'état de la dette d'Avignon #GrandMatinWeekEnd 🗣️ "À mon arrivée à la mairie, en mars dernier, la trésorerie ne permettait même pas de payer un mois de salaire aux agents.. On est obligé de réfléchir à augmenter les impôts" 📻https://t.co/lfwD2irvn6 ☎️0 826 300 300
— Sud Radio (@SudRadio) November 1, 2026
Quelles solutions envisagez-vous pour redresser les comptes ?
Nous sommes obligés de réfléchir à une réduction des dépenses, mais aussi à une augmentation des recettes.
Pour augmenter les recettes, nous devons notamment nous interroger sur la tarification de certains services.
Prenons l'exemple des musées. Avignon possède des musées magnifiques qui étaient jusqu'à présent gratuits, parce que nous considérions que la culture devait être accessible gratuitement.
Mais un musée n'est pas gratuit. Il faut payer les gardiens, l'électricité, la sécurisation des collections et l'ensemble des dépenses nécessaires à son fonctionnement.
Nous allons donc instaurer certaines tarifications qui n'existaient pas jusqu'à présent.
Nous réfléchissons également à la possibilité d'augmenter les impôts si nous voulons maintenir les services publics et les services essentiels.
Le projet de loi de finances national risque-t-il de compliquer encore davantage votre situation ?
C'est effectivement une difficulté supplémentaire.
Quand on regarde ce qui se prépare au niveau national, on constate que les collectivités locales sont une nouvelle fois mises à contribution, comme si elles étaient les principales responsables des dépenses publiques.
On parle de plus de cinq milliards d'euros de réductions envisagées pour les collectivités.
En six mois, j'avais réussi à commencer à réduire les dépenses et à construire une perspective de sortie de crise sans devoir prendre d'autres mesures aussi importantes. Mais avec les nouvelles contraintes qui nous attendent, l'État risque de nous empêcher de poursuivre nos efforts et de nous demander d'aller encore plus loin.
Ce que l'État et Paris ne comprennent pas suffisamment, c'est qu'un arbre ne pousse pas s'il n'a pas de racines.
Les racines de la France, ce sont ses communes. Nous avons 36 000 racines dans notre pays. Arrosons-les et peut-être que l'arbre France pourra à nouveau pousser.
Cela fait des décennies que nous asséchons ces racines avec un système hypercentralisé qui nous empêche de répondre correctement aux missions pour lesquelles nous avons été élus.
💹 @OlivierGalzi alerte sur le manque de moyens des collectivités locales #GrandMatinWeekEnd 🗣️ "Ce que Paris ne comprend pas, c'est qu'un arbre ne pousse pas sans racines. Les racines de la France, ce sont ses 36 000 communes, mais ça fait des décennies qu'on les assèchent" 📻https://t.co/lfwD2irvn6 ☎️0 826 300 300
— Sud Radio (@SudRadio) November 1, 2026
« À Avignon, nous avons déjoué le scénario annoncé »
Vous étiez arrivé dans la campagne avec des intentions de vote relativement faibles, autour de 7 à 8 %. Vous avez finalement remporté la mairie et mis fin au duel annoncé entre La France insoumise et le Rassemblement national. Faut-il y voir un signe avant-coureur de ce qui pourrait se passer en 2027 ?
Je l'espère de tout mon cœur.
À mon petit niveau, j'ai réussi à le faire à Avignon. Je souffrais pour ma ville, pour ce qu'elle était devenue et pour ce qu'elle risquait de devenir.
J'avais identifié un scénario qui me préoccupait particulièrement : au soir des résultats, nous aurions une alliance entre le Parti socialiste et La France insoumise, une alliance que je considère comme une alliance de la honte.
Cela aurait pu donner les rênes de la ville à La France insoumise et à ce que je considère comme son relais local, la Jeune Garde d'Avignon. C'était insupportable à mes yeux. L'autre possibilité était une victoire du Rassemblement national, ce qui ne me semblait pas davantage souhaitable ni productif.
Nous étions une dizaine de copains à la fin du mois d'août. Nous nous sommes dit que nous n'allions pas nous laisser faire et que nous ne pouvions pas laisser la ville nous échapper.
Six mois plus tard, nous avons gagné la mairie.
Comment expliquez-vous cette victoire ?
Nous sommes arrivés avec des convictions, de l'énergie, une volonté de changer les choses et de la sincérité.
Mais cela a demandé énormément de travail. Du travail de terrain, permanent, permanent et permanent. Il a fallu aller à la rencontre des habitants, convaincre et créer de l'adhésion.
Je pense que cette méthode peut fonctionner à l'échelle de la France. Nous devons être capables de déjouer les scénarios annoncés. Si nous n'y arrivons pas, la situation risque d'être compliquée.
« Il faudra un rassemblement du centre et de la droite »
Vous avez créé votre propre mouvement, « Le Bon Sens des Territoires ». Votre démarche rappelle celle de David Lisnard, le maire de Cannes, qui porte également une ambition nationale.
Oui, il existe une proximité dans cette volonté de montrer que les scénarios politiques ne sont pas écrits à l'avance.
David Lisnard a notamment une particularité intéressante : il préside l'Association des maires de France. Il connaît donc parfaitement cette réalité des territoires et des racines de la France qu'il faut arroser. Il est lui-même maire d'une grande ville.
Mais que ce soit David Lisnard ou quelqu'un d'autre, je ne veux pas faire l'arbitre des élégances.
En revanche, je pense très clairement que tout cela devra passer par un rassemblement du centre et de la droite.
Si toutes les forces de ce centre droit ne parviennent pas à se présenter unies au soir du premier tour, elles risquent de ne pas accéder au second tour. C'est aussi simple que cela.
🇫🇷 #Présidentielle2027 : quelles options ? #GrandMatinWeekEnd 🗣️ @OlivierGalzi : "@davidlisnard, en tant que président de l'AMF, a bien compris que les communes sont les racines de la France et qu'il faut les arroser" 📻https://t.co/y4VcQ5a6lt ☎️0 826 300 300 https://t.co/xhpOM1dlQN
— Sud Radio (@SudRadio) November 1, 2026
« Gouverner, c'est apporter des réponses, pas seulement poser des questions »
Vous avez passé des années à interviewer ceux qui exerçaient le pouvoir. Vous étiez journaliste, et aujourd'hui vous exercez vous-même le pouvoir. Avez-vous découvert que gouverner était plus difficile que commenter ?
Oui, mais je m'y attendais. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle j'ai choisi de me lancer dans cet exercice.
Le commentaire est extrêmement important. Le journaliste apporte une vision, pose des questions et doit être capable de trouver les bonnes. Pour cela, il faut avoir du nez, sentir la société et comprendre ce qui s'y passe afin d'aller interroger ceux qui sont censés résoudre les problèmes.
Le responsable politique, lui, n'est pas là pour poser des questions. Il est là pour apporter des réponses.
C'est ce que nous essayons de faire concrètement à la mairie.
Vous donnez notamment l'exemple de l'application créée pour les commerçants après les violences du 17 octobre.
Exactement. Lorsque nous avons vécu ces événements, je me suis tourné vers mon élu chargé des nouvelles technologies.
Je lui ai demandé s'il pouvait développer une application très simple permettant aux commerçants de s'inscrire, de se mettre en réseau avec la mairie et de nous transmettre les informations dès qu'ils constataient un incident.
De notre côté, nous pouvions alors communiquer avec eux et envoyer immédiatement la police lorsque cela devenait nécessaire.
Il a développé cette application en deux jours et deux nuits, gratuitement et bénévolement.
C'est aussi cela, la réalité de l'engagement local.
Vous insistez beaucoup sur le travail bénévole des élus municipaux.
Les élus locaux travaillent énormément. Nous n'avons pas de salaire, mais des indemnités qui ne couvrent évidemment pas le temps que nous consacrons à nos fonctions.
Pour ma part, je travaille les jours, les nuits, les week-ends, les semaines et même pendant les vacances. C'est terminé, tout cela appartient désormais à mon engagement.
C'est un engagement extraordinaire, qui est quasiment bénévole.
Et ce sont ces personnes qui font, à un moment donné, la force de la France. Ce sont elles qui pourront contribuer à la relever.
« Le bon sens et le pouvoir aux territoires ! »
C'est précisément ce qui vous a conduit à créer le mouvement « Le Bon Sens des Territoires ». Qu'est-ce qui manque aujourd'hui au débat politique français ?
Je trouvais qu'il manquait deux choses : le bon sens et les territoires.
La question du bon sens est essentielle. Aujourd'hui, on fait trop souvent les choses par idéologie ou par esprit partisan. Les partis ont leur couloir politique et se sont réparti une sorte de fromage marketing sur l'échiquier politique.
Ils prennent alors systématiquement une position opposée à celle de leurs adversaires, même lorsque ce n'est pas du bon sens.
Il faut sortir de cette logique.
Et puis il faut redonner du pouvoir aux territoires. Arrêtons avec ce centralisme qui nous impose des règles parfois totalement absurdes et qui nous empêchent d'exercer correctement les mandats pour lesquels nous avons été élus.
🇫🇷 Pourquoi @OlivierGalzi a-t-il créé 'Le Bon Sens des Territoires' ? #GrandMatinWeekEnd 🗣️ "Arrêtons avec ce centralisme qui nous impose ses règles absurdes. Il faut donner du pouvoir aux territoires, la révolution doit partir d'en bas !" 📻https://t.co/lfwD2irvn6 ☎️0 826 300 300
— Sud Radio (@SudRadio) November 1, 2026
Votre mouvement commence-t-il à trouver un écho au-delà d'Avignon ?
Oui. Aujourd'hui, nous comptons dans le Vaucluse davantage d'adhérents que Les Républicains, par exemple. Je prends cet exemple parce que c'est historiquement un parti de droite très puissant dans ce département.
Nous sommes également présents dans de nombreux départements. Des élus de cinq régions de France nous ont déjà rejoints.
Si d'autres souhaitent reprendre cette étiquette et s'en saisir pour construire ce courant politique, je suis tout à fait prêt à la leur donner.
Ce qui compte, c'est que tout le monde se réveille et réagisse.
Vous appelez donc à une forme de révolution politique venue des territoires ?
Oui. La révolution en France doit partir d'en bas. Elle doit partir du terrain.
Renverser la table en France, cela signifie arrêter de tout décider depuis Paris et accepter enfin que les initiatives viennent des communes.
C'est peut-être ainsi que nous réussirons à faire fonctionner le pays différemment.