
- Nom complet : Raphaël Arnault (nom de naissance : Raphaël Archenault)
- Date de naissance : 8 janvier 1995 (31 ans)
- Profession : Homme politique français, député de Vaucluse, militant antifasciste, assistant d'éducation
Jeunesse et origines
Raphaël Arnault (de son vrai nom Raphaël Archenault) naît le 8 janvier 1995 dans le quartier de La Croix-Rousse à Lyon. Il grandit dans une famille de gauche non militante dotée d'un « fort capital culturel », au sein de laquelle ses deux parents sont cadres (sa mère étant enseignante).
En 2010, alors qu'il est collégien, il accompagne sa mère aux manifestations contre la réforme des retraites. En 2013, il s'identifie fortement à Clément Méric, mort à la suite d'une rixe entre skinheads et militants antifascistes.
Études et formation
À partir de 2014, il poursuit des études supérieures à l'université Lumière-Lyon-II. Durant son cursus universitaire, il fréquente les librairies anarchistes de Lyon, se forme auprès de l'organisation altermondialiste Attac et côtoie les Jeunesses communistes.
Premiers engagements et débuts professionnels
Sur le plan professionnel, il exerce la profession d'assistant d'éducation à Lyon. Son parcours militant s'amorce au Nouveau Parti anticapitaliste (NPA), notamment lors des manifestations contre la loi Travail en 2016, tout en se réclamant du marxisme matérialiste. En janvier 2018, il cofonde à Lyon le groupe d'extrême gauche la Jeune Garde antifasciste, dont il devient le porte-parole national. L'organisation participe à de nombreux affrontements contre des groupes d'extrême droite et à des rixes, principalement à Lyon. En septembre 2021, il est lui-même agressé à la gare de Paris-Lyon par des membres du groupe d'extrême droite les Zouaves Paris. Il démissionne de son poste de porte-parole de la Jeune Garde en mai 2022 pour se présenter aux élections législatives.
Carrière politique
- 2018–2022 : Cofondateur et porte-parole de la Jeune Garde antifasciste.
- 2022 : Candidat aux élections législatives dans la 2ᵉ circonscription du Rhône avec le soutien du NPA (4ᵉ au premier tour avec 6,91 % des voix).
- Depuis 2024 : Membre de La France insoumise (LFI).
- Depuis le 8 juillet 2024 : Député de la 1ʳᵉ circonscription de Vaucluse (élu sous les couleurs de LFI / Nouveau Front populaire avec 54,98 % des voix au second tour face au RN).
Temps forts de son parcours
- Fondation de la Jeune Garde et dissolution par le gouvernement : Figure centrale du mouvement antifasciste lyonnais, il cofonde la Jeune Garde en 2018. Le 12 juin 2025, le mouvement est dissous en Conseil des ministres en raison de provocations à des agissements violents, une décision qu'il conteste devant le Conseil d'État.
- Candidature controversée, « fiche S » et élection à Avignon (2024) : Investi par LFI et le Nouveau Front populaire dans la 1ʳᵉ circonscription de Vaucluse en juin 2024, sa candidature suscite de vives polémiques en raison de son profil militant et de sa présence supposée sur le fichier S de la police. Il s'impose néanmoins au second tour face au Rassemblement national.
- Condamnation judiciaire pour violences en réunion : En février 2022, il est condamné par le tribunal correctionnel de Lyon à quatre mois de prison avec sursis pour « violences volontaires en réunion ». À la suite de son désistement d'appel constaté par la cour d'appel de Lyon le 10 mars 2025, la condamnation devient définitive.
- Audition pour apologie du terrorisme et accusations de menaces : En mai 2024, il est entendu sous le régime de l'audition libre après la publication d'un communiqué du 7 octobre 2023 qualifiant le Hamas de « résistance » (procédure classée sans suite). Lors des législatives de 2024, il fait également l'objet d'une plainte déposée par la militante d'extrême droite Alice Cordier pour des menaces.
- Mise en cause de ses collaborateurs dans la mort de Quentin Deranque (2026) : En février 2026, l'enquête sur la mort du militant identitaire Quentin Deranque conduit à l'interpellation et à la mise en examen de deux de ses collaborateurs parlementaires et d'un ancien stagiaire, notamment pour homicide volontaire et complicité d'homicide volontaire. Il engage les procédures pour rompre le contrat de son assistant, tandis que La France insoumise fait bloc autour de lui malgré les demandes de démission ou d'exclusion.