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Mehdi Laribi, cofondateur présumé de la DZ Mafia, interpellé en Algérie

Âgé de 36 ans et surnommé "Tic", Mehdi Laribi figure parmi les membres fondateurs de la tentaculaire organisation criminelle marseillaise. Il a été arrêté fin juillet en Algérie, où il s'était réfugié, dans le cadre du mandat d'arrêt international délivré par la justice française. Il a été placé sous contrôle judiciaire, mais pas en détention.

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(Photo by GABRIEL BOUYS / AFP)

L'information marque un tournant dans la traque de l'un des visages les plus recherchés du grand banditisme marseillais. Mehdi Laribi, connu sous le pseudonyme de "Tic", a été interpellé en Algérie à la fin du mois de juillet. Il est décrit par les enquêteurs comme l'un des cinq ou six fondateurs de la DZ Mafia, réseau tentaculaire impliqué dans le narcotrafic et responsable de nombreux règlements de comptes à Marseille.

Une cavale de plusieurs années en Algérie

Selon les informations recueillies par franceinfo, Mehdi Laribi avait quitté le territoire français pour continuer à diriger ses activités depuis l'étranger. Depuis plusieurs années déjà, des remontées de renseignement laissaient penser aux services de police qu'il s'était installé en Algérie, où il aurait continué à superviser les affaires de l'organisation.

Grâce à sa double nationalité franco-algérienne, Mehdi Laribi bénéficiait d'une protection, l'Algérie n'extradant pas ses propres ressortissants, il semblait pouvoir échapper à la justice française malgré le mandat d'arrêt international contre lui. Le nom de "Tic" reste en effet associé à l'un des épisodes les plus sanglants de l'histoire récente du narcobanditisme marseillais : le déclenchement du conflit contre le clan Yoda, qui avait fait de l'année 2023 l'une des plus meurtrières de la cité phocéenne en matière de règlements de comptes.

Le dégel des relations franco-algériennes a permis l'arrestation

Si Mehdi Laribi a finalement pu être interpellé, c'est dans un contexte diplomatique particulier. En mai dernier, le garde des Sceaux Gérald Darmanin s'était rendu à Alger pour relancer la coopération judiciaire entre les deux pays, alors que les relations bilatérales avaient traversé une période de fortes tensions. De son côté, le ministre de l'Intérieur Laurent Nuñez avait assuré que les relations entre la France et l'Algérie étaient "bonnes".

C'est dans ce contexte de réchauffement diplomatique que les autorités algériennes ont, selon plusieurs sources de franceinfo, décidé de mettre à exécution le mandat d'arrêt international visant Mehdi Laribi. Il a ainsi été interpellé sur le sol algérien, puis placé sous contrôle judiciaire. Une mesure qui, sans l'écarter de la procédure, ne s'accompagne pas d'une incarcération immédiate.

La DZ Mafia prend encore un coup

Cette arrestation intervient alors que la DZ Mafia a déjà été fragilisée par plusieurs coups de filet menés par les autorités françaises. La plus marquante reste l'opération "Octopus", lancée le 9 mars dernier, qui avait débouché sur l'interpellation de 43 personnes et, à la mi-mars, sur la mise en examen de 26 suspects, dont trois autres figures majeures de l'organisation : Amine O., Gabriel O. et Mahdi Z. Ces trois hommes sont aujourd'hui détenus dans les nouvelles prisons de haute sécurité créées pour accueillir les profils les plus dangereux du narcotrafic français.

Avec l'interpellation de Mehdi Laribi, c'est donc un quatrième membre fondateur présumé de la DZ Mafia qui se retrouve désormais sous le coup de la justice française, même si son maintien sous contrôle judiciaire plutôt qu'en détention laisse planer des incertitudes sur la suite de la procédure et sur les conditions d'un éventuel transfert vers la France.

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