L’hydrogène pourrait-il remplacer le pétrole comme carburant ? C’est la question que s’est posée la société de transport Jiménez, basée dans la région toulousaine. À grande échelle, la question d’un transport plus écologique se pose et fera d'ailleurs l’objet d’une table ronde à l'occasion du Printemps de la Planète, organisé par Sud Radio ce mercredi 15 avril de 9h à 16h30 à Boulogne-Billancourt.
Le premier avantage insoupçonné de l’hydrogène, c’est le fait qu’il n’y ait « zéro bruit », explique Anthony Grigny, responsable d’exploitation de la société. Deuxième point en faveur de ce gaz : la « puissance qui arrive d’un coup ». Voici comment le camion est décrit pour son premier test.
Le match entre diesel et hydrogène
Il y a, en contrepartie, un défaut majeur pour le moment : le coût de ce mode de transport est plus élevé que celui du diesel, mais avec la hausse des prix, il y a match. Laurent Delagne, directeur technique de l’entreprise Jiménez, explique : « Aujourd'hui, on consomme 70 000 litres de carburant toutes les 24 heures à l'échelle de la société. Donc, c'est un surcoût de 35 à 40 000 euros par jour avec les coûts actuels du diesel, par rapport à il y a un mois. »
« On va se rapprocher rapidement d'un coût équivalent au diesel »
Il précise qu’« avec la baisse des coûts de l’hydrogène, vertigineuse en deux ans, sans réel débouché, on va se rapprocher rapidement d'un coût équivalent au diesel ». Malgré tout, cette baisse reste évidemment une hypothèse, puisque rien ne la garantit.
« Miser sur des technologies où l'Europe maîtriserait ses coûts, à l'abri des aléas géopolitiques, c'est un sérieux avantage », conclut Laurent Delagne à propos du camion à hydrogène, convaincu que c’est l’avenir.
C’est un pari, un parti pris de l’entreprise. Les dirigeants ont d’ailleurs décidé d’installer une borne de recharge à hydrogène pour être totalement autonomes sur leur site.