La canicule n'est pas seulement une menace pour notre santé : elle pèse aussi lourdement sur l'économie. Selon une étude d'Allianz Trade, les vagues de chaleur pourraient coûter à la France plus de 200 milliards d'euros d'ici à 2030. En cause : la baisse de la production, le recul de la productivité, ainsi qu'une pression accrue sur les finances publiques et, par ricochet, sur les contribuables.
Moins de recettes fiscales, plus de dépenses publiques
Les recettes fiscales françaises pourraient diminuer jusqu'a 1,8% par an en raison du ralentissement de l'activité économique et entraîner une perte d'environ 7% du PIB entre 2026 et 2030.
"Parallèlement, les dépenses publiques devraient continuer à augmenter, notamment sous l'effet des dispositifs d'urgence, des dépenses de santé et des indemnisations liées aux catastrophes climatiques", explique Benoît Perrin, économiste, au micro de Sud Radio.
"Des mauvaises nouvelles pour les budgets français"
Comment expliquer la baisse des finances publiques ? D'abord, la fermeture des écoles et collèges oblige les parents à poser des congés ou à recourir au télétravail, ce qui réduit la productivité.
Ensuite, la canicule pourrait freiner le lancement des soldes, prévu le 24 juin, entraînant un recul des ventes et une baisse des recettes de TVA. Autre exemple : la canicule augmente les dépenses dans les hôpitaux, EHPAD, et entraînent davantage d'arrêts maladie, ce qui alourdit les coûts pour la Sécurité sociale."Des mauvaises nouvelles pour les budgets français", alerte Benoît Perrin.