Depuis juillet 2025, la France enregistre une hausse de 5,8 % du nombre de cambriolages selon les commissariats et gendarmeries Des grands musées — le Louvre ou le musée Jacques-Chirac — jusqu'aux petits commerces de quartier, aucun établissement ne semble à l'abri. À Lyon, c'est la boucherie "B Comme Boucherie", dans le 6ème arrondissement, qui en a fait les frais : un préjudice dérisoire d'une trentaine d'euros, mais une porte fracturée pour 3 000 euros de réparations. Son co-gérant a décidé de ne pas en rester là et lance une pétition pour alerter les autorités.
Une porte à 3 000 euros
Dans la nuit du 18 au 19 juin, vers 1h35, la boucherie a été cambriolée en quelques minutes seulement. « Le cambriolage s'est fait assez rapidement. Il aura fallu une minute et demie pour ouvrir la porte et pour prendre le tiroir caisse », décrit le co-gérant de la boutique.
Le préjudice matériel est resté minime, mais c'est la porte fracturée qui a fait grimper la facture : « 30 euros de volet pour environ 3 000 euros de réparation de porte », résume Benjamin-Hugues Pierrain-Galliot. Il reconnaît toutefois avoir été marqué par l'épisode : « Honnêtement, oui, dans le sens où je préfère largement — vous savez bien ce que je veux dire — qu'on nous cambriole la nuit plutôt que l'agression », confie-t-il au micro de Jacques Cardoze sur Sud Radio.
Caméras et patrouilles : les demandes des commerçants
Face à cette recrudescence, le boucher a lancé la pétition « Stop aux cambriolages et actes de malveillance », dans l'objectif de pousser la municipalité à renforcer la sécurité dans le quartier. « Nous, on réclame déjà l'installation de caméras de vidéosurveillance, qui manquent énormément à Lyon. La politique de M. Doucet est contre l'installation des caméras, on a pu le voir durant ces dernières années », explique le commerçant.
Il réclame également un retour des patrouilles de police sur le terrain, mobiles ou statiques, sur les points jugés les plus stratégiques du quartier. Selon lui, leur présence s'est nettement raréfiée : « Depuis que nous avons repris le fonds de commerce dans le 6ème arrondissement, je n'ai dû voir que trois patrouilles de police. »