"Quand le président se lâche... contre lui-même ! Emmanuel Macron a renoué avec le langage de corps de garde dont il use de manière spectaculaire quand il pique de saines colères : « les Padhue, c’est encore le bordel ! » s’est-il exclamé lors d’une visite de l’hôpital de Lavelanet en Ariège. S’en prenant à la CNAM pour sa mauvaise gestion de ces médecins dits « Padhue », ces praticiens à diplômes hors Union européenne qui travaillent en France avec des salaires de misère. Et comme 4 sur 10 d’entre en eux sont de nationalité algérienne... le président monte dans les tours contre « tous les mabouls qui nous expliquent qu'il faudrait se fâcher avec l'Algérie"
"Un coup de gueule qui fait du bien à entendre"
"Suivez son regard, sans doute tourné vers le premier d’entre les mabouls, Bruno Retailleau, son ex-ministre de l’intérieur qui avait instauré une politique de fermeté à l’égard du pouvoir d’Abdelmadjid Tebboune. Laurent Nunez son successeur à Beauvau a depuis été prié de mettre de l’huile dans les rouages. Et pour enfoncer le clou, le chef de l’Etat ajoute : c’est un truc qui me rend dingue, c’est vraiment la folie du système français"
"Bordel, mabouls, dingue ... franchement, ce coup de gueule qui fait du bien à entendre. Si ce n’est que son auteur est juste... le président de la République en exercice, qui va boucler sa dixième année de pouvoir. Emmanuel Macron est donc en train de passer une soufflante à ce Macron Emmanuel qui occupe l’Elysée depuis deux mandats. Celui-là même qui a avait fustigé en 2018, au début de son règne, ce « pognon de dingue » déversé dans les minima sociaux, qui laissent les gens dans la pauvreté"
"L’impuissance du politique sera au cœur de la prochaine élection présidentielle"
"Lui qui défend sa méthode Notre-Dame, à savoir simplifier les procédures pour ne pas mettre des années à réaliser de grands projets, ne fait que souligner qu’il n’aura pas su bousculer le système, pas plus que ses prédécesseurs. L’impuissance du politique sera au cœur de la prochaine élection présidentielle"
Retrouvez l'édito de Jean-François Achilli à partir de 9h05 du lundi au jeudi dans La Vérité en Face