"Si tu veux le meilleur, sois prêt pour le pire. Le monde entier retient son souffle face aux dix cas d’hantavirus, dont trois décès, recensés par l’OMS. Le problème n’est pas la confrontation à un virus connu depuis trente ans en Argentine et qui donne régulièrement lieu, dans son pays, à des dizaines de contaminations chaque année. Mais la présence de cet intrus à bord du MV Hondius, le bateau où se sont croisées 23 nationalités"
"Les experts prétendent que le problème aurait dû rester confiné à bord du navire"
"Le virus des Andes s’est donc exporté un peu partout sur la planète, avec son cortège de cas contacts, susceptibles eux-mêmes d’en avoir généré d’autres. 23 pays aux protocoles sanitaires à géométrie variable. Les experts qui prétendent que le problème aurait dû rester confiné à bord du navire sont aussitôt contredits par d’autres qui estiment au contraire qu’il était préférable d’extraire les passagers et les traiter séparément avant que la situation n’empire pour ceux qui n’ont pas été affectés"
"Tous les récits de contaminations débutent de la même façon, tout réside dans la contagiosité et la létalité – le taux de mortalité- du virus. Autour de 40% pour ce nouveau prétendant mais avec la nécessité de se croiser à moins de deux mètres pour s’échanger"
"La menace du virus est pour l’instant circonscrite"
"Sébastien Lecornu, avec l’annonce de ses deux réunions quotidiennes à Matignon, fait le choix de communiquer, au risque d’inquiéter une opinion publique qui n’a rien oublié du traumatisme de l’épidémie de Covid 19 : les malades, l’enfermement, l’absence cruelle de masques et le quoi qu’il en coûte, qui ne pourra plus être activé à l’avenir, les caisses étant désespérément vides. Mais ne rien faire a été pire pour le Premier ministre qui aurait été accusé d’inaction"
"La menace du virus, pour l’instant circonscrite - une période d’au moins six semaines est nécessaire pour lever le doute-, s’ajoute à la crise des carburants. Deux raisons majeures pour nous faire réfléchir, au passage, avant de voyager cet été. En attendant le meilleur, prépare-toi au pire. Question de sagesse"
Retrouvez l'édito de Jean-François Achilli à partir de 9h05 du lundi au jeudi dans La Vérité en Face