Alors que le suicide de l’adolescente Camélia, âgée de 17 ans, relance le sujet du harcèlement chez les jeunes, Santé publique France vient de publier une enquête Enabee jeudi 22 janvier sur la santé mentale des enfants. Cette étude s'appuie sur le témoignage de 8 200 parents et enseignants concernant des enfants scolarisés entre le CP et le CM2 (6-11 ans).
Cette enquête sur le harcèlement, que l’étude définit comme "la répétition de violences, l’intention de nuire et un déséquilibre de pouvoir et de réciprocité", nous apprend que 16,4 % des enfants du primaire sont des victimes probables de harcèlement scolaire à l’école. 18 % des écoliers font preuve de comportements agressifs. Parmi ces enfants violents, 6,1 % sont à la fois des victimes probables de harcèlement et ont en plus des comportements violents.
"Les filles sont plus identifiées comme des victimes "
Autre information que nous apporte l’étude : ce sont le plus souvent les filles qui souffrent de ces persécutions (11,2 % des cas contre 9,4 % pour les garçons). "Les filles sont plus identifiées comme des victimes probables de harcèlement et présentent moins souvent des comportements agressifs que les garçons." Par ailleurs, les victimes probables de harcèlement sont plus souvent "nées en fin d’année", c’est-à-dire à partir d’octobre jusqu’à décembre, et sont donc dans la frange la plus jeune de la classe.
🔴 Harcèlement scolaire
— Sud Radio (@SudRadio) January 20, 2026
🗣️ Pierre, auditeur : "Depuis qu'elle est à l'école, ma fille est en souffrance. À 5 ans, elle s'est réveillée en pleine nuit en disant qu'elle voulait se couper les cuisses à cause des moqueries" #LVVFPLF
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Santé mentale
Parmi les éléments que nous donne cette publication figure la santé mentale. En effet, de nombreux enfants victimes de harcèlement et/ou présentant un comportement agressif "ont plus fréquemment au moins un trouble probable de santé mentale que les enfants non impliqués", explique le rapport. Cet enseignement se vérifie particulièrement chez les enfants qui cumulent "victimisation et agressivité" : parmi eux, 40,9 % présentent ces troubles.
En tout, près de trois enfants sur dix présentent un trouble oppositionnel "probable", deux sur dix un trouble "probable" d’inattention/hyperactivité et enfin, un sur dix présente un trouble émotionnel. "Pour les victimes, l’agressivité peut en effet être un mécanisme de protection contre leur propre détresse émotionnelle, soulignant l’importance d’une prise en charge", met en évidence le communiqué de Santé publique France.