Alors que le conflit au Moyen-Orient est entré dans son 19e jour, l'Iran a confirmé la mort de son chef de la sécurité Ali Larijani. Dans un communiqué, le Conseil a indiqué que ce dernier avait "obtenu la grâce du martyre", précisant qu'un autre responsable et plusieurs gardes du corps, avaient également été tués. Les Gardiens de la Révolution ont aussi annoncé la mort de Gholamreza Soleimani, chef de l'organisation paramilitaire Bassidj.
Selon des sources concordantes, dont plusieurs agences de presse internationales, Ali Larijani a été tué lors d'une frappe aérienne israélienne ciblée près de Téhéran.
"Un des hommes les plus puissants d'Iran"
Âgé de 67 ans, Ali Larijani était considéré comme l'un des hommes les plus puissants d'Iran. Ancien président du Parlement entre 2008 et 2020, négociateur clé sur le dossier nucléaire et proche du sommet de leÉtat, il jouait un rôle déterminant dans la stratégie politique et sécuritaire du pays.
Ali Larijani a grandi au sein même des cercles du pouvoir iranien. Son père, figure religieuse chiite de premier plan, entretenait des liens étroits avec Ruhollah Khomeini, à l’origine de la République islamique. Ses trois frères ont également accédé à des fonctions importantes dans l’appareil d’État, dont Sadeq Larijani, qui avait été évoqué comme un possible successeur d'Ali Khamenei.
Le chef de l’armée iranienne, le général Amir Hatami, a promis mercredi de "venger" sa mort.
Israël frappe le centre de Beyrouth, au moins 6 morts
Deux frappes israéliennes dans un quartier du centre de Beyrouth ont fait au moins 6 morts et 24 blessés mercredi à l'aube, selon un bilan provisoire. L’armée israélienne avait auparavant averti les habitants de Bachoura, leur demandant de s'éloigner d'un bâtiment présenté comme lié au Hezbollah, groupe soutenu par l'Iran, qu’elle comptait cibler.
Un ordre d’évacuation a également été émis par Israël à Tyr, dans le sud du Liban, provoquant la panique dans cette ville qui accueille des milliers de déplacés.
Détroit d'Ormuz : Macron ferme la porte à une opération française
Emmanuel Macron a réaffirmé mardi que la France ne participerait pas à des "opérations visant à rouvrir le détroit d'Ormuz", par lequel transitait, avant la guerre, près de 20% de la consommation mondiale de pétrole.
La France n'est pas la seule à avoir refusé la demande d’aide américaine : la plupart des pays de l'OTAN ont également décliné. Une position qui ne plaît pas à Donald Trump. Depuis la Maison Blanche, le président américain a qualifié de "vraiment stupide" le refus de nombreux alliés de porter assistance aux États-Unis pour sécuriser le détroit d'Ormuz, bloqué par l’Iran après les frappes menées par Israël et les États-Unis.