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Donald Trump s'apprête-t-il réellement à envahir l'Iran ?

DÉCRYPTAGE SUD RADIO - Donald Trump va faire cette nuit un discours très attendu face à la Nation (3h, heure française). Alors que les infrastructures militaires iraniennes sont fragilisées, le président américain peut tout annoncer. Une fin programmée des hostilités comme une attaque terrestre de l'Iran.

Donald Trump pousse ses alliés à intervenir militairement pour sécuriser le détroit d’Ormuz, pendant que Téhéran revendique de nouvelles frappes contre des positions liées aux États-Unis
Le président américain Donald Trump s’adresse aux journalistes avant d’embarquer à bord d’Air Force One, au moment de quitter la base conjointe d’Andrews, dans le Maryland, le 13 mars 2026. Le président Trump se rend en Floride pour passer le week-end dans son complexe de Mar-a-Lago. (Photo SAUL LOEB / AFP)

Appels multiples à un "régime plus raisonnable", menaces de plus en plus explicites... Donald Trump entretient le flou sur la stratégie américaine face à l’Iran. Hier, le président américain a notamment évoqué la possibilité de frapper l’île de Kharg, un site clé pour les exportations de pétrole iranien. Mais cette nuit, son discours face à la Nation (3h, heure française) est plus attendu que jamais. Après un mois de guerre, Téhéran redoute une escalade, voire une intervention militaire et selon le Washington Post, le Pentagone prépare plusieurs options, y compris donc des opérations au sol.

"Peut-être une répétition de la guerre des douze jours"

Invité au micro de Jean-François Achilli dans La vérité en face sur Sud Radio, Guillaume Lagane, maître de conférences en relations internationales, a tenté d'analyser le président américain : "Au vu des déclarations de monsieur Trump, il y a peut-être effectivement en cours une répétition de la guerre des douze jours", estime-t-il.

"Le problème, c’est le manque de confiance : cela fait des décennies qu’on négocie avec l’Iran, et l’idée d’un accord réellement respecté reste aujourd’hui assez lointaine", poursuit-il.

"Les affaiblir et les ramener à la table des négociations pour capituler"

Adel Bakawan, directeur de l'Institut européen d'études sur le Moyen-Orient et l'Afrique du Nord, affirme de son côté que les États-Unis ont effectivement affaibli les infrastructures militaires iraniennes, mais ce n’était pas l’objectif principal : "L’objectif, c’est les affaiblir et les ramener à la table des négociations pour capituler."

Malgré la neutralisation de hauts responsables dès le premier jour, une nouvelle génération de dirigeants plus radicalisée est désormais aux commandes et refuse tout compromis : "Non seulement ils ne reviennent pas à la table de négociation, ils refusent aussi vraiment catégoriquement de céder."

Quant aux capacités militaires sur le terrain, elles restent limitées face à une intervention américaine massive, où 10.000 hommes dont 3.000 parachistes seraient prêts à intervenir : "Les troupes au sol, elles sont ultra fragiles, elles ne peuvent rien faire." Pourtant, à distance, les forces iraniennes peuvent encore résister "des mois et des mois", notamment grâce à leurs missiles balistiques et drones.

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