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Avant la finale de Top 14, Louis Picamoles choisit son camp : « Je serai supporter bleu et blanc »

Par Marius Louis-François

À la veille de la finale du Top 14 entre Toulouse et Montpellier, Louis Picamoles, formé au MHR et triple champion de France avec le Stade Toulousain, s'est confié à Sud Radio. L'ancien international français revient sur ses souvenirs de finale, analyse les clés du choc au Stade de France et assume sans détour son attachement à son club formateur.

Louis Picamoles lors de la victoire du Stade Toulousain en finale de Top 14 face à Montpellier en 2011, 15 à 10
Louis Picamoles lors de la victoire du Stade Toulousain en finale de Top 14 face à Montpellier en 2011, 15 à 10

À la veille de ce rendez-vous tant attendu, Louis Picamoles décrypte les forces en présence, évoque la culture de la gagne toulousaine, les progrès du MHR et explique pourquoi il sera derrière Montpellier samedi soir.

« Gagner le Brennus, c'est le Graal »

Quel souvenir gardez-vous de votre première finale de Top 14 remportée avec Toulouse face à Montpellier en 2011, il y a 15 ans ?

« J'en garde un très bon souvenir, même si la semaine de préparation n'avait pas été la plus simple parce que je jouais contre mon club formateur. C'était mon premier Bouclier de Brennus. Gagner le Brennus, c'est vraiment le Graal pour un joueur français. C'est quelque chose d'unique, d'exceptionnel, et forcément un souvenir impérissable. »

Qu'est-ce qui fait que le Stade Toulousain reste un club à part ?

« C'est une culture de la gagne qui est ancrée depuis des générations. Dès que tu arrives, tu es pris dans ce tourbillon, tu as envie de laisser ton empreinte sur le club. Il y a une concurrence permanente, mais toujours avec l'idée de faire grandir le Stade Toulousain. Ils arrivent à garder cet esprit familial tout en restant au plus haut niveau, et c'est ce qui explique pourquoi ils sont toujours là. »

« Montpellier ne doit surtout pas y aller en victime »

Le Stade Toulousain champion de France 2011 face à Montpellier (15-10)
Le Stade Toulousain champion de France 2011 face à Montpellier (15-10)

Tout le monde annonce Toulouse favori. Comment prépare-t-on une finale dans la peau de l'outsider ?

« Je trouve qu'on enterre un peu vite Montpellier. C'est quand même le premier contre le deuxième. Montpellier reste sur 23 victoires lors de ses 26 derniers matches et a totalement maîtrisé sa demi-finale. Un match a suffi pour que tout le monde dise que Toulouse est archi-favori, mais je ne pense pas que les deux équipes tombent dans ce piège. Montpellier a fait une grande saison, il peut avoir de l'ambition. Il ne doit surtout pas y aller en victime. Pour moi, il y aura un vrai match samedi. »

« Le facteur chaleur sera déterminant »

La canicule peut-elle faire basculer cette finale ?

« Oui, forcément. Comme le vent ou la pluie, l'équipe qui s'adaptera le mieux aux conditions prendra un avantage. En cette fin de saison, on ne travaille plus vraiment le physique mais plutot la tactique, on cherche surtout à garder un maximum d'énergie. Avec ces grosses chaleurs, la gestion des organismes sera très importante et ça peut faire la différence. »

Quelle sera, selon vous, la clé du match ?

« La conquête. On parle beaucoup des Toulousains, mais leur demi-finale est d'abord partie du paquet d'avants. Montpellier a aussi construit sa saison sur cette identité-là. Le rugby démarre devant, et samedi ce sera encore le cas. Ce combat sera déterminant pour savoir qui soulèvera le Bouclier. »

« Le club de Montpellier coule dans mes veines »

Un pronostic... et surtout, qui allez-vous soutenir ?

« Je n'ai vraiment pas de pronostic, et je le dis sans mauvaise foi. Contrairement à beaucoup, je n'ai pas identifié de vainqueur à l'avance. En revanche, je serai bleu et blanc samedi. Montpellier, c'est mon club formateur, c'est un club qui coule dans mes veines. Je suis très attaché au Stade Toulousain, mais aujourd'hui je suis investi au quotidien à Montpellier. Les Toulousains savent cet attachement et ne m'en voudront pas, je ne me suis jamais caché de cette identité. »

La finale du Top 14 entre Toulouse et Montpellier est à vivre en intégralité sur Sud Radio. Rendez-vous dès 18h pour l'avant-match, avant le coup d'envoi à 21h, en direct du Stade de France, avec les commentaires de Daniel Herrero et François Trillo.

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