Jean-Michel Aulas a refusé jeudi de se mettre en retrait de la Métropole de Lyon, comme lui demandait son alliée LR et présidente de l'institution après la révélation d'une plainte pour viol visant un de ses proches conseillers.
Candidat malheureux à la mairie de Lyon, l'ancien patron de l'OL est depuis mars premier vice-président de la Métropole en vertu de son accord électoral avec l'élue LR Véronique Sarselli qui a ravi la puissante collectivité aux écologistes.
Leur alliance a volé en éclats jeudi, moins de 24 heures après les premiers articles sur une plainte pour viol par soumission chimique déposée par une jeune militante de la campagne Aulas contre son directeur de la communication.
"Compte-tenu de la gravité des accusations", Véronique Sarselli a demandé à rencontrer tôt jeudi matin trois élus métropolitains: Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton, à qui la jeune militante s'était confiée dès février, sans que le mis en cause ne soit renvoyé de l'équipe de campagne.
"Je leur ai demandé de se mettre en retrait de leurs fonctions représentatives de la Métropole de Lyon, en respect de la victime présumée et de l'institution qu’ils représentent", a écrit Véronique Sarselli à l'issue de cette réunion.
"Les violences sexuelles faites aux femmes sont évidemment un sujet auquel je suis particulièrement sensible", poursuit-elle dans un court communiqué, disant avoir confiance en la justice pour faire "toute la lumière" sur cette situation.
D'après son entourage, cette mise en retrait implique de ne plus participer aux activités de la Métropole, en public comme en interne.
Véronique Sarselli a immédiatement reçu le soutien "plein et entier" des responsables des partis politiques formant sa majorité (LR, Horizons, UDI, Renaissance, Les centristes) qui, dans un communiqué, ont "appelé à la prise de responsabilité de chacun".
- "Douleur" -
Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon après le second tour des élections municipales de 2026 à Lyon, le 22 mars 2026
Alex MARTIN - AFP
Tout en indiquant respecter "profondément" la Métropole et "la douleur" des victimes de violences sexuelles, Jean-Michel Aulas et Laure Cédat leur ont rapidement opposé une fin de non recevoir.
"Nous ne pouvons (...) accepter cette demande de retrait", car "nous ne sommes ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire", ont-ils écrit dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Dès que nous avons été informés des faits par la plaignante (...) nous lui avons notamment clairement signifié qu’elle pouvait déposer plainte ce qu’elle n’a pas voulu faire dans un premier temps", ont-ils ajouté.
Jean-Michel Aulas avait déjà fait savoir qu'il avait interrogé son directeur de la communication et que ce dernier lui avait assuré que la relation avait été "consentie".
Ce dernier "conteste fermement et avec sérénité toute accusation et se tient à la disposition de la justice pour répondre à ses questions", a déclaré son avocate Cosima Ouhioun dans un communiqué à l'AFP.
Le président de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) et vice-président de la Fédération française de football avait aussi demandé à son conseiller de se tenir à l'écart du QG de campagne.
"Nous récusons donc toute interprétation tendant à transformer une connaissance partielle des faits en complicité ou en manquement à nos responsabilités", ont encore écrit Jean-Michel Aulas et Laure Cédat.
"Renoncer à nos fonctions représentatives reviendrait à valider une logique de présomption de culpabilité par association qui nous semble déplacée".
Sur X, la députée LFI Anaïs Belouassa Cherifi, qui était aussi candidate à la mairie de Lyon, a critiqué cette position. Jean-Michel Aulas "a choisi de maintenir son directeur de la communication dans ses fonctions. Au lieu de protéger les femmes, il a fait le choix de protéger un agresseur", a-t-elle tancé, jugeant "une telle faute politique et morale incompatible avec ses responsabilités".
Par Charlotte PLANTIVE / Lyon (AFP) / © 2026 AFP
Jean-Michel Aulas a refusé jeudi de se mettre en retrait de la Métropole de Lyon, comme lui demandait son alliée LR et présidente de l'institution après la révélation d'une plainte pour viol visant un de ses proches conseillers.
Candidat malheureux à la mairie de Lyon, l'ancien patron de l'OL est depuis mars premier vice-président de la Métropole en vertu de son accord électoral avec l'élue LR Véronique Sarselli qui a ravi la puissante collectivité aux écologistes.
Leur alliance a volé en éclats jeudi, moins de 24 heures après les premiers articles sur une plainte pour viol par soumission chimique déposée par une jeune militante de la campagne Aulas contre son directeur de la communication.
"Compte-tenu de la gravité des accusations", Véronique Sarselli a demandé à rencontrer tôt jeudi matin trois élus métropolitains: Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton, à qui la jeune militante s'était confiée dès février, sans que le mis en cause ne soit renvoyé de l'équipe de campagne.
"Je leur ai demandé de se mettre en retrait de leurs fonctions représentatives de la Métropole de Lyon, en respect de la victime présumée et de l'institution qu’ils représentent", a écrit Véronique Sarselli à l'issue de cette réunion.
"Les violences sexuelles faites aux femmes sont évidemment un sujet auquel je suis particulièrement sensible", poursuit-elle dans un court communiqué, disant avoir confiance en la justice pour faire "toute la lumière" sur cette situation.
D'après son entourage, cette mise en retrait implique de ne plus participer aux activités de la Métropole, en public comme en interne.
Véronique Sarselli a immédiatement reçu le soutien "plein et entier" des responsables des partis politiques formant sa majorité (LR, Horizons, UDI, Renaissance, Les centristes) qui, dans un communiqué, ont "appelé à la prise de responsabilité de chacun".
- "Douleur" -
Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon après le second tour des élections municipales de 2026 à Lyon, le 22 mars 2026
Alex MARTIN - AFP
Tout en indiquant respecter "profondément" la Métropole et "la douleur" des victimes de violences sexuelles, Jean-Michel Aulas et Laure Cédat leur ont rapidement opposé une fin de non recevoir.
"Nous ne pouvons (...) accepter cette demande de retrait", car "nous ne sommes ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire", ont-ils écrit dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Dès que nous avons été informés des faits par la plaignante (...) nous lui avons notamment clairement signifié qu’elle pouvait déposer plainte ce qu’elle n’a pas voulu faire dans un premier temps", ont-ils ajouté.
Jean-Michel Aulas avait déjà fait savoir qu'il avait interrogé son directeur de la communication et que ce dernier lui avait assuré que la relation avait été "consentie".
Ce dernier "conteste fermement et avec sérénité toute accusation et se tient à la disposition de la justice pour répondre à ses questions", a déclaré son avocate Cosima Ouhioun dans un communiqué à l'AFP.
Le président de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) et vice-président de la Fédération française de football avait aussi demandé à son conseiller de se tenir à l'écart du QG de campagne.
"Nous récusons donc toute interprétation tendant à transformer une connaissance partielle des faits en complicité ou en manquement à nos responsabilités", ont encore écrit Jean-Michel Aulas et Laure Cédat.
"Renoncer à nos fonctions représentatives reviendrait à valider une logique de présomption de culpabilité par association qui nous semble déplacée".
Sur X, la députée LFI Anaïs Belouassa Cherifi, qui était aussi candidate à la mairie de Lyon, a critiqué cette position. Jean-Michel Aulas "a choisi de maintenir son directeur de la communication dans ses fonctions. Au lieu de protéger les femmes, il a fait le choix de protéger un agresseur", a-t-elle tancé, jugeant "une telle faute politique et morale incompatible avec ses responsabilités".
Par Charlotte PLANTIVE / Lyon (AFP) / © 2026 AFP
Jean-Michel Aulas a refusé jeudi de se mettre en retrait de la Métropole de Lyon, comme lui demandait son alliée LR et présidente de l'institution après la révélation d'une plainte pour viol visant un de ses proches conseillers.
Candidat malheureux à la mairie de Lyon, l'ancien patron de l'OL est depuis mars premier vice-président de la Métropole en vertu de son accord électoral avec l'élue LR Véronique Sarselli qui a ravi la puissante collectivité aux écologistes.
Leur alliance a volé en éclats jeudi, moins de 24 heures après les premiers articles sur une plainte pour viol par soumission chimique déposée par une jeune militante de la campagne Aulas contre son directeur de la communication.
"Compte-tenu de la gravité des accusations", Véronique Sarselli a demandé à rencontrer tôt jeudi matin trois élus métropolitains: Jean-Michel Aulas, Laure Cédat et Emmanuel Imberton, à qui la jeune militante s'était confiée dès février, sans que le mis en cause ne soit renvoyé de l'équipe de campagne.
"Je leur ai demandé de se mettre en retrait de leurs fonctions représentatives de la Métropole de Lyon, en respect de la victime présumée et de l'institution qu’ils représentent", a écrit Véronique Sarselli à l'issue de cette réunion.
"Les violences sexuelles faites aux femmes sont évidemment un sujet auquel je suis particulièrement sensible", poursuit-elle dans un court communiqué, disant avoir confiance en la justice pour faire "toute la lumière" sur cette situation.
D'après son entourage, cette mise en retrait implique de ne plus participer aux activités de la Métropole, en public comme en interne.
Véronique Sarselli a immédiatement reçu le soutien "plein et entier" des responsables des partis politiques formant sa majorité (LR, Horizons, UDI, Renaissance, Les centristes) qui, dans un communiqué, ont "appelé à la prise de responsabilité de chacun".
- "Douleur" -
Jean-Michel Aulas, candidat à la mairie de Lyon après le second tour des élections municipales de 2026 à Lyon, le 22 mars 2026
Alex MARTIN - AFP
Tout en indiquant respecter "profondément" la Métropole et "la douleur" des victimes de violences sexuelles, Jean-Michel Aulas et Laure Cédat leur ont rapidement opposé une fin de non recevoir.
"Nous ne pouvons (...) accepter cette demande de retrait", car "nous ne sommes ni mis en cause, ni impliqués dans la procédure judiciaire", ont-ils écrit dans un communiqué transmis à l'AFP.
"Dès que nous avons été informés des faits par la plaignante (...) nous lui avons notamment clairement signifié qu’elle pouvait déposer plainte ce qu’elle n’a pas voulu faire dans un premier temps", ont-ils ajouté.
Jean-Michel Aulas avait déjà fait savoir qu'il avait interrogé son directeur de la communication et que ce dernier lui avait assuré que la relation avait été "consentie".
Ce dernier "conteste fermement et avec sérénité toute accusation et se tient à la disposition de la justice pour répondre à ses questions", a déclaré son avocate Cosima Ouhioun dans un communiqué à l'AFP.
Le président de la Ligue féminine de football professionnel (LFFP) et vice-président de la Fédération française de football avait aussi demandé à son conseiller de se tenir à l'écart du QG de campagne.
"Nous récusons donc toute interprétation tendant à transformer une connaissance partielle des faits en complicité ou en manquement à nos responsabilités", ont encore écrit Jean-Michel Aulas et Laure Cédat.
"Renoncer à nos fonctions représentatives reviendrait à valider une logique de présomption de culpabilité par association qui nous semble déplacée".
Sur X, la députée LFI Anaïs Belouassa Cherifi, qui était aussi candidate à la mairie de Lyon, a critiqué cette position. Jean-Michel Aulas "a choisi de maintenir son directeur de la communication dans ses fonctions. Au lieu de protéger les femmes, il a fait le choix de protéger un agresseur", a-t-elle tancé, jugeant "une telle faute politique et morale incompatible avec ses responsabilités".
Par Charlotte PLANTIVE / Lyon (AFP) / © 2026 AFP