C’est à Versailles que Donald Trump a signé le protocole d’accord entre les Etats-Unis et l’Iran. Vers une fin, hypothétique, de la guerre. Sommes-nous passé à côté du danger ? Non, pour le politologue Michel Fayad.
Guerre en Iran : le bilan des accords de Versailles
Dans son dernier livre, Après la guerre ? La menace à nos portes, Michel Fayad ne revient pas sur tout ce qui s’est passé depuis le début du conflit au Moyen-Orient, mais sur tout ce qui pourrait se passer au niveau du rapport de forces. "Aujourd’hui tout est en suspens. L’arrêt des combats est le premier point de ces accords, sur tous les fronts, y compris sur le territoire libanais. C’est désormais au Hezbollah de désarmer une fois pour toutes. Encore faut-il qu’il le comprenne" explique Michel Fayad au micro de Sud Radio.
"Un point est positif : la dilution du stock d’uranium sous la direction de l’agence internationale à l’énergie atomique. Si cela se fait, c’est quand même positif. Mais est ce que tout l’uranium sera donné ? En point négatif, toutes les critiques que Trump faisaient sur l’accord de 2015 avec Obama s’appliquent à cet accord. Rien sur les missiles balistiques. Rien sur les alliés du régime iranien. Les critiques de Trump sont encore valables" ajoute le politologue au micro de Sud Radio.
Quel avenir pour le Moyen-Orient ?
Pour ce dernier, il y a désormais plusieurs options. Ce n’est pas encore un accord définitif. "Soit il se transforme en accord définitif, et ce serait miraculeux. Encore faut-il croire à la parole des Iraniens. Soit un pourrissement et on revient à la période d’avant l’accord, avec des escarmouches, ni guerre, ni paix, et cela traîne jusqu’aux élections de mi-mandat pour Donald Trump. Soit c’est la reprise de la guerre avec ce qui se passe aujourd’hui au Liban" lance le politologue.
Cela dit, "d’un point de vue politique et diplomatique, c’est une victoire pour la République islamique d’Iran. Jamais dans toute l’histoire militaire, on n’avait liquidé le chef de l’Etat, le ministre de la Défense, le chef de l’Armée, de la force paramilitaire, dans les premières 48 heures. Tout cela n’a pas été consacré par une victoire politique" conclut Michel Fayad.
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