Huit kilomètres de course à pied, huit stations d’exercices physiques et, à l’arrivée, une médaille… Voici la composition d’un HYROX. Cette discipline exigeante est en plein essor depuis deux ans en France. Les influenceurs, les sportifs de haut niveau et même les anciens athlètes professionnels s’y mettent. Alors pourquoi ce sport attire-t-il autant et en quoi consiste-t-il vraiment ? Maxime Villalongue, patron de la marque en France et ancien rugbyman, a répondu sur Sud Radio.
Qu’est-ce que l’HYROX ?
Simplement, c’est une course, avec un départ et une arrivée, sauf qu’à la différence d’un marathon, où il n’y a que de la course à pied entre chaque point, là, on va courir et intercaler, à chaque kilomètre, des mouvements que l’on dit fonctionnels. Donc, c’est un kilomètre de course à pied, un mouvement, et on répète ça huit fois.
Les 8 mouvements
Les huit mouvements sont différents. Le premier mouvement, par exemple, reproduit le pas du ski de fond. Deuxième mouvement : on pousse un chariot. Troisième mouvement : on tire un chariot. Quatrième mouvement : on fait des burpees, donc on passe au sol et on effectue un saut en avant.
Cinquième mouvement : on fait du rameur. Sixième mouvement : on porte deux poids et on marche sur 200 mètres. Septième mouvement : on fait des fentes avec un sac lesté. Et, dernier mouvement, on fait des wall balls, c’est-à-dire qu’on prend une balle, on fait un squat et on doit l’envoyer sur une cible située à trois mètres de hauteur.
Cette discipline existe depuis combien de temps ?
C’est une discipline née en Allemagne en 2017 et arrivée en France en 2023.
Comment passer du rugby à l’HYROX ?
C’est assez simple : quand on fait du rugby ou un sport en club, on a l’habitude de jouer et de disputer des matchs tous les week-ends. Quand j’ai arrêté ma carrière en 2017, j’ai coupé avec ces matchs du week-end et j’ai dû chercher une alternative assez facile, qui ressemblait à ce que je faisais déjà : course à pied, musculation, cours de cardio-training. Et c’est la discipline qui, à l’époque, répondait le mieux à tout ça.
Toutes les personnes qui en avaient peut-être marre de faire des marathons, des semi-marathons ou des 10 km se sont mises à faire des HYROX assez simplement et facilement.
Tout le monde peut participer
C’est tout à fait ouvert à tout le monde. En effet, certaines personnes viennent pour réaliser des chronos et cherchent à faire un temps intéressant. Puis il y en a qui viennent simplement pour se dépasser, pour commencer, ou qui ont débuté le sport il n’y a pas si longtemps. Donc, en effet, c’est ouvert à tous.
C’est aussi ouvert aux personnes en situation de handicap. Nous avons des personnes amputées d’un bras ou d’une jambe, des personnes malvoyantes et des personnes malentendantes aussi. Donc absolument toutes les personnes sont les bienvenues.
C’est donc un sport très inclusif ?
Tout à fait. Nous avons des participants de 16 à 77 ans. Soixante-dix-sept ans, c’est l’âge du plus vieux participant que nous ayons eu lors de la dernière compétition. Et là, nous ouvrons aussi aux jeunes de 8 à 16 ans dès décembre. Nous organisons une compétition pour les jeunes, les adolescents et les grands enfants. Ce sera une première en France, à Paris, Porte de Versailles, en décembre.
Bientôt les Jeux olympiques ?
L’objectif que nous avons en tête, c’est de devenir un sport olympique en 2032. Nous avons été pris sous l’aile de la Fédération mondiale de triathlon il y a un peu moins d’un an pour nous aider à atteindre cet objectif.
Nous devrions, d’ici quelques semaines, avoir des réponses et savoir si cette première étape vers 2032 est possible. En tout cas, la voie est toute tracée. Je pense que nous répondons à beaucoup de critères pour faire de ce sport un sport olympique.