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Foot: l'Espagne a donné "une leçon" et "une belle claque" aux Bleues

La défenseuse de l'équipe de France Sakina Karchaoui a admis mardi auprès de l'AFP que les Bleues avaient réalisé "totalement un non-match" contre l'Espagne mercredi dernier en finale de Ligue des nations, espérant que cela "donnera une leçon" aux Bleues avant les Jeux olympiques.

FRANCK FIFE - AFP/Archives

La défenseuse de l'équipe de France Sakina Karchaoui a admis mardi auprès de l'AFP que les Bleues avaient réalisé "totalement un non-match" contre l'Espagne mercredi dernier en finale de Ligue des nations, espérant que cela "donnera une leçon" aux Bleues avant les Jeux olympiques.

Question: Une semaine après la défaite (2-0) contre l'Espagne en finale de Ligue des nations, quel est votre regard sur le match ?

Q: "Pour moi, cela a été totalement un non-match. Sans tourner autour du pot, on n'a pas su imposer notre jeu. Sur le plan tactique, nous sommes passées à côté. Toutes les filles étaient déçues, c'est normal, nous n'avons pas fait une bonne prestation collective. Je pense que c'est une belle claque, qu'on peut se prendre aujourd'hui pour être plus fortes demain. Cela nous donnera une leçon pour les Jeux olympiques cet été (...). Personnellement, je m'en suis pas trop mal sortie. C'est plus compliqué de combiner avec Selma Bacha sur le côté gauche. A d'autres matches cela passait, peut-être que l'adversaire était alors plus faible. On va faire le nécessaire pour combler cela. Cela a été collectivement parlant un non-match, et on espère ne pas le reproduire".

Q: Inversement, vous avez été "collectivement" au rendez-vous contre l'Allemagne en demi-finale...

R: "Oui cela a été un ascenseur émotionnel. C'est la première fois qu'on gagne contre l'Allemagne, c'est historique. J'ai marqué mon premier but, j'étais contente. On s'est dit, nous sommes sur les bons rails, il y avait une première finale à gagner. A la fin du match, c'était un questionnement sans cesse: +Qu'est ce qu'il faut qu'on améliore ?+, +qu'est-ce qu'on a fait de mal ?+. J'ai tout de suite regardé le match après: on n'a pas été bonnes dans le timing des passes, techniquement c'était compliqué".

Q: L'ambiance du stade de la Cartuja à Séville, qui a porté l'Espagne, a-t-elle pesé sur vous durant le match ?

R: Personnellement, j'aime ces ambiances. C'était un stade rempli. Même si tu es chez l'adversaire, c'est une finale et il faut la gagner. Il a manqué beaucoup de choses mais ce n'était pas à cause de la pression du public".

Q: Angleterre, Suède, Irlande: Les Bleues ont hérité d'un tirage difficile pour les éliminatoires de l'Euro 2025...

R: "Oui, on a un gros groupe, c'est un peu le groupe de la mort! Il faut qu'on travaille mais on sait que l'Euro ce ne sera que des grosses équipes. Et pour être championnes d'Europe il faudra gagner contre les meilleures".

Q: Et avec le Paris Saint-Germain, vous allez affronter le club suédois du BK Häcken en quart de finale de Ligue des champions les 20 et 28 mars.

R: "On les a jouées la saison dernière lors du 2e tour de qualifications et on avait gagné les deux matches (2-0, 2-1). C'était déjà une équipe très athlétique, et je pense qu'elle est aujourd'hui encore plus solide, vu ce que j'ai vu en championnat et en C1. On a pris le plus gros morceau entre elles et le Benfica en terme physique et athlétique. Mais si on joue sur nos qualités, il n'y aura pas de problème. Cela va être une belle affiche. On se base sur le foot masculin à propos du prestige des clubs mais aujourd'hui Häcken est une grosse équipe européenne".

Q: Comment vous percevez votre rôle dans le vestiaire, êtes-vous de plus en plus une leader ?

Les Parisiennes Grace Geyoro (g) et Sakina Karchaoui après un but contre l'AS Rome, le 14 décembre 2023 en Ligue des champions, au Parc des Princes

Les Parisiennes Grace Geyoro (g) et Sakina Karchaoui après un but contre l'AS Rome, le 14 décembre 2023 en Ligue des champions, au Parc des Princes

FRANCK FIFE - AFP/Archives

R: "Aujourd'hui, j'ai 28 ans, j'ai plus de responsabilités qu'avant. On ne va pas te les donner, il faut les prendre. Il faut aider l'équipe, en partageant mon expérience avec la nouvelle génération. Il faut leur montrer que le travail c'est de l'exigence. Je fais en sorte de pousser les joueuses vers le haut. Je suis quelqu'un de calme, mais je sais dire les choses au bon moment, notamment dans les moments durs. Quand on a mal commencé la saison en Ligue des champions, il fallait avoir une voix dans le vestiaire, et aider la capitaine (Grace Geyoro) pour remobiliser les troupes. Toujours être optimiste et dans le bon comportement".

Q: Vous êtes en fin de contrat avec le PSG en fin de saison, comment voyez-vous l'avenir ?

R: "Il y a des négociations avec le PSG. J'ai été aussi ouverte aux discussions avec d'autres clubs. Je me sens très bien ici à Paris, je me sens Parisienne, j'ai l'impression d'être ici depuis plus de trois ans... J'espère le meilleur pour la suite".

Propos recueillis mardi par Alice LEFEBVRE.

Par Alice LEFEBVRE / Paris (AFP) / © 2024 AFP

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