"Un rapport de l'Assemblée Nationale explique que l'immigration est un phénomène naturel"

Selon un dernier rapport remis par la commission d’enquête de l’Assemblée Nationale, l’immigration serait un phénomène naturel. Élisabeth Lévy fait un point sur ce rapport peu flatteur sur le rôle de la France.

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FRANCOIS LO PRESTI - AFP

La commission d’enquête de l’Assemblée Nationale sur l’immigration a publié son rapport ce mardi. Élisabeth Lévy n'a pas manqué de le critiquer... sans langue de bois. 

"La commission sur les migrations, et les conditions de vie et d’accès au droit des migrants, réfugiés et apatrides est présidée par  Sébastien Nadot du groupe Libertés et Territoires. Et sa rapporteur est Sonia Krimi".

"Ce rapport fait le mélange entre immigration légale et illégale, droit d’asile et immigration économique. L’introduction est un sermon immigrationniste et un réquisitoire haineux contre la France et les Français. C'est beau comme du Mediapart. Selon eux, nous sommes tous coupables, du sommet de l’Etat à la base de la société en passant par l’administration. Seuls les associations et les profs sauvent l’honneur". 

"L'immigration est un phénomène naturel expliquent-ils. Ce phénomène est "aussi constant que la respiration chez l’être humain. On ne l’arrête pas". Du reste, il n’y a pas de péril migratoire, lit-on. "Les Français sont ensorcelés par des bonimenteurs qui parlent à leurs cerveaux reptiliens". Ce populisme de bas étage a contaminé la classe politique. Nous traitons les migrants comme des animaux ou des objets. "Les engagements de la société française vis-à-vis des étrangers ne sont pas tenus".

"Quant aux devoirs des étrangers envers la France : c'est le silence radio. Il y a impasse aussi sur les conséquences de ces flux qui interdisent l’assimilation et même l’intégration, peu importe que nous voulions ou pas ce changement de peuple. Les mœurs, la culture, la civilisation française n’ont aucun droit en France". 

Donc, il n’y a rien à retenir de ce rapport sur l'immigration ? 

"Il y a beaucoup d’infos issues des auditions. La politique migratoire coûte un pognon de dingue. Selon le patron de la DGEF (Ministère de l'Intérieur), tout cela mobiliserait 6 000 personnes à plein temps, au sein de l’appareil d’État. Si on ajoute les dépenses de santé et d’éducation, c'est 10 milliards d’euros, soit l’équivalent de deux ou trois murs polonais par mois…"

"Les recommandations de cette commission : ouvrir les vannes de l’immigration légale et cesser les contrôles, notamment aux frontières. Les frontières physiques sont un leurre et les contrôles, c’est méchant".  

"Ce sont peut-être des propositions pertinentes - je n'ai pas tout lu - mais la morgue satisfaite avec laquelle des élus parlent des aspirations et inquiétudes de leurs électeurs les disqualifie pour  proposer quoi que ce soit. Heureusement, ce rapport finira comme les autres. Dans les oubliettes".  

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