Tenues islamiques à l’école : "On fait face à une offensive organisée"

Qamis et abayas sont des tenues islamiques qui s'invitent à l'école, pour Carine Azzopardi, co-auteure de "Ces petits renoncements qui tuent".

tenue islamique
Une offensive islamiste dans les écoles en France. (Crédit : Pixabay)

C’est un sujet qui était tabou, mais que le ministre de l’Éducation reconnaît : on constate une augmentation des tenues islamiques à l'école, avec le port des abayas, longues robes islamiques, et des qamis, les tuniques.

Tenues islamiques : "Des entrepreneurs identitaires"

"Ces petits renoncements qui tuent, c’est le fait de dire qu’on laisse passer, que l’on ne fait pas de vague, décrypte Carine Azzopardi, journaliste et co-auteure de Ces petits renoncements qui tuent, aux éditions Plon. Jusqu’à présent, il existait une sorte de tabou autour de ce phénomène. Or, on fait face en ce moment à une offensive organisée."

Tenues à l’école, vidéos sur les réseaux sociaux… "Cela vient bien de quelque part. Il y a des entrepreneurs identitaires, pas forcément dans les quartiers, qui font le travail. Puis, cela arrive à la porte de l’école, et là on s’en aperçoit." Dans cet ouvrage, on apprend par exemple qu'une professeure a demandé à une élève de retirer ses gants en cours de physique-chimie. "Je ne montre pas mes mains à un kouffar", a répondu la jeune fille. "C’était dangereux et interdit, mais la direction a dit que ce n’était pas un signe religieux."

 

"Le qamis et l’abaya, c’est du salafisme"

"On parle de tenues islamiques, moi, je parle plus de tenues islamistes, précise Carine Azzopardi, journaliste et co-auteure de Ces petits renoncements qui tuent, aux éditions Plon. On nous parle de tenues culturelles : ce sont des tenues qui viennent d’Arabie Saoudite et du Golfe. En quoi est-ce culturel en France ? Le qamis et l’abaya, c’est du salafisme. Il faut appeler les choses par leur nom. C’est un mouvement organisé. J’aimerais dire que le voile n’est pas interdit dans les écoles en France, mais dans les écoles publiques. Il y a des écoles privées et hors contrat où ils sont tout à fait libres de les y porter."

Comment réagit-on ? "Nous, c’est un témoignage au niveau d’un établissement, le ressenti d’un professeur, pas une généralisation. Ce qui manque, c’est une ligne directrice. À la fin du mois d’août, une note de l’Éducation nationale passe. Elle n’a pas été répercutée pour l’équipe enseignante et l’équipe de direction afin de savoir les mesures à prendre en face et que ce soit très clair sur tout le territoire français."

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