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Simone Veil : "Osez le Féminisme" regrette "de ne pas voir plus de femmes au Panthéon"

Par Mathieu D'Hondt

Simone Veil fera son entrée au Panthéon le 1er juillet prochain. Une décision attendue et saluée. 

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L'Élysée l'a confirmé hier, la dépouille de Simone Veil - mais aussi celle de son époux Antoine - sera transférée au Panthéon le 30 juin prochain, un an presque jour pour jour après son décès, survenu le 30 juin 2017. Il s'agit de la cinquième femme seulement à recevoir un tel honneur, après Sophie Berthelot, inhumée en 1907 aux côtés de son mari (le chimiste et homme politique Marcelin Berthelot), Marie Curie en 1995, puis Germaine Tillion et Geneviève de Gaulle-Anthonioz en 2015.

"Un regret de ne pas voir beaucoup de femmes au Panthéon"

Très attendue, la nouvelle n'est donc pas une surprise et n'est qu'un juste retour des choses, selon Raphaëlle Rémy-Leleu (Porte-parole de l'association "Osez le féminisme"). Joint par Sud Radio, cette dernière loue le parcours admirable de l'ancienne ministre de la Santé ainsi que son combat pour l'émancipation des femmes. "Simone Veil, c'est déjà un parcours exceptionnel : Auschwitz à 16 ans, l'accession à un grand ministère et puis cette loi sur l'IVG", rappelle-t-elle avant de citer les "avancées qu'elle a permis pour les droits des femmes", avec notamment "son accession à la présidence du Parlement européen, où elle fut la première femme à y avoir accédé". Cette panthéonisation qui lui est accordée doit toutefois en appeler d'autres car trop peu de femmes sont honorées de la sorte, selon elle. "C'est un regret de ne pas voir beaucoup de femmes au Panthéon. On a beaucoup de choses à rattraper, beaucoup d'autres femmes à commémorer pour renouer avec tout notre héritage et l'histoire de France", affirme-t-elle. 

Cette entrée au Panthéon sera également l'occasion pour Emmanuel Macron - qui avait lui-même émis le souhait de voir Simone Veil au Panthéon - d'honorer la mémoire de l'ancienne ministre et ex-présidente du Parlement européen. Toutefois, gare à la moindre récupération politique, prévient le politologue Frédéric Saint Clair. "Son discours mériterait d'être emprunt de solennité et de hauteur de vue. Il souhaitait se placer, de façon très Gaullienne, au-dessus des partis politiques, j'espère qu'il ne tombera pas dans le piège pour glisser quelques apartés politiciennes en faveur de l'Europe", prévient-il ainsi. "Ça serait malvenu de venir intercaler, dans un discours qui appelle à la grandeur, des considérations bassement politiciennes", insiste-t-il encore.

Propos recueillis par Quentin Vaslin

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