Robert Ménard : "Je suis populiste !"

Robert Ménard, maire de Béziers et auteur de "Thérapie de choc" (éditions Nouvelle Librairie), était l’invité d’André Bercoff, jeudi 11 mars, sur Sud Radio dans son rendez-vous du 12h-13h, "Bercoff dans tous ses états".

Robert Ménard invité d’André Bercoff dans "Bercoff dans tous ses états” sur Sud Radio.

Dans une tirade publiée aux éditions Nouvelle Librairie, Robert Ménard s'inquiète de l'absence d'une incarnation à droite qui permettrait à sa famille politique de briguer l'Élysée. Marine Le Pen ? C'est la défaite assurée, alors le maire de Béziers pousse à la réflexion pour trouver une alternative victorieuse.

 

Une droite à la recherche de son champion

"Je ne suis pas plus avancé maintenant qu'après avoir écrit ce livre", regrette Robert Ménard qui continue d'explorer les pistes de réflexion pour trouver "ce candidat qui incarnerait une droite audacieuse, pas rétrograde, mal élevée, qui ne manque pas de panache, qui sache nous parler de la France", décrit le maire de Béziers. Au-delà de ces caractéristiques, il recommande surtout quelqu'un "qui soit en même temps radical et réaliste, audacieux et de bon sens". "C'est de toutes ces qualités-là qu'on a besoin", estime l'ancien président de Reporters sans frontières.

Depuis plusieurs années, cette droite "hors les murs", à savoir en dehors des partis politiques déjà existants, "a beaucoup de mal à se trouver un champion". L'hypothèse Marion Maréchal s'effrite petit à petit, ne souhaitant pas se présenter contre sa tante et surtout évoquant "d'autres projets". Reste Éric Zemmour en vue dans cette famille politique. "C'est un journaliste de talent, cultivé", décrit son ami Robert Ménard qui s'interroge :"Est-ce que de tout ça on peut faire un homme politique ?". Le maire de Béziers l'estime "plus utile en faisant entendre un autre son de cloche sur CNews que dans l'arène politique".

 

"Pour gagner une élection, il faut plaire à beaucoup plus que ça"

Si le candidat de cette mouvance doit être issu d'une certaine droite, rien n'empêche que des électeurs de gauche n'y adhèrent. "J'ai été élu avec 70% des gens à Béziers, dont des gens qui votent pour Mélenchon", témoigne le maire qui repère "au fond, une partie du discours sur la défense d'un certain nombre de choses qui est commun". "Il y a un point commun sur un souverainisme, une envie de la France, la défense de son pays et de son outil industriel", énumère-t-il, tout en refusant la disparition du clivage gauche-droite. "Il y a un substrat, des réactions qui sont de droite ou de gauche", estime Robert Ménard.

"Pour gagner une élection, il faut plaire à beaucoup plus que ça", analyse l'auteur qui doute des capacités de Marine Le Pen à remplir la mission. "Encore que les sondages ont tendance à me donner tort", admet-il. Le clivage n'est-il pas devenu mondialistes contre souverainistes ? "Je ne crois pas que droite et gauche suffit à tout expliquer, ni mondialiste/souverainiste", répond l'édile biterrois. "On a une gauche qui continue à s'offusquer à juste titre de la fraude fiscale, mais qui ne parle pas beaucoup de la fraude sociale. À droite, c'est l'inverse", prend-t-il pour exemple en rêvant "qu'on arrête avec ça, qu'on soit juste de bon sens". "Je suis populiste ! C'est un beau mot", lance-t-il pour se définir malgré l'impopularité médiatique de ce terme. "Je défend les petites gens", assure le maire de Béziers.

 

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