Pourquoi l'école privée séduit de plus en plus?

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Si tous les parents désirent le meilleur enseignement pour leurs enfants, le privé qui a l’ambition d’offrir aux élèves un meilleur niveau que celui de l’enseignement public en séduit de plus en plus. Ce matin sur l’antenne de Sud Radio, Véronique Jacquier a décrypté cette tendance.

Lors de sa conférence de presse de rentrée, le ministre de l’Education nationale, Jean-Michel Blanquer a donné des chiffres assez terrifiants sur le niveau des petits élèves français : « Dans le public 20 à 40% des élèves entrant en 6ème ont des difficultés en français et en mathématiques ».

Selon Véronique Jacquier, les élèves suivant leur scolarité dans un établissement privé ont deux fois moins de lacunes. Et, cette différence n’est pas uniquement liée au milieu social. La personnalité du chef d’établissement, son autorité sur les élèves et son équipe pédagogique entrent en jeu. Et puis, les professeurs dans le privé ne font pas grève. La sécurité dans ces établissements semble assurée et dans un monde où les valeurs se délitent, leur bonne tenue rassure. Et les parents se disent qu’elle infuse dans les esprits.

Mais plus encore, ceux sont les écoles privées hors contrats qui remportent un succès inéluctable. La raison ? Elles répondent à une demande dans l’air du temps pour des enfants qui ne trouvent pas leur place ou plus leur place dans le système classique. En cette rentrée, plus de 150 nouvelles écoles hors contrat accueillent des élèves. Soit 22 de plus que l’an passé. Cela concerne plus de 74 000 enfants. 61% d’entre-elles sont aconfessionnelles. 25% sont catholiques, 6% juives et 4% musulmanes.

La plus ancienne, créée en 1866, la Fondation catholique reconnue d’utilité publique, les Apprentis d’Auteuil gère 230 établissements qui regroupent des élèves en décrochage scolaire ou en manque de repère dans leur famille. Le retour des valeurs à l’ancienne est constaté. Dans les écoles Espérance banlieue qui favorise le développement d’écoles indépendantes de qualité en plein cœur des banlieues françaises, l’uniforme est imposé. Plus de 800 élèves le porte. Et cela n’a pas échappé au ministre de L’Education nationale qui désire que les plus jeunes français vont apprendre par cœur la Marseillaise en CE2. Mais Jean-Michel Blanquer aura du travail pour remettre à niveau l’Education nationale car les syndicats enseignants sont en embuscade.

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Michel Ange
- Lundi 3 septembre 2018 à 13:09
La question ne se pose même pas. Déjà les enfants de confession juive ne peuvent plus fréquenter bon nombre de classes dans le public (93), quartier Nord de Marseille......................
Un proviseur a même dit à des parents qu'il était conseillé que leur enfant aille dans une école privée, et ce pour des raisons de sécurité.
Incroyable mais vrai !!!!
Dans le privé les enseignants sont bien plus stricts, moins laxistes, bien plus épaulés par la hiérarchie. Dans le public, pas de vagues, les nombreux rapports envoyés pour dénoncer tel problème notamment concernant l’insécurité à inspecteur d'académie voire même au recteur, restent vains.

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