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Enseignement : le privé catholique, une source d'inspiration pour le public ?

En 2035, dans moins de dix ans, la moitié des élèves des classes de Sixième seront dans le privé. Que reste-t-il de l'enseignement public ?

En 2035, la moitié des élèves de 6e seront dans le privé d’après une étude.
En 2035, la moitié des élèves de 6e seront dans le privé d’après une étude.

Et si l'enseignement privé catholique supplantait l'enseignement public ? Selon une projection de l’Institut des Politiques publiques, dans dix ans, la moitié des élèves de 6e seront dans le privé. Est-ce surprenant ?

Enseignement : le privé supplante-t-il le public ?

"Oui et non. D’un point de vue mécanique, la natalité a fortement baissé. On se doutait bien qu’au bout d’un moment, il y aurait une forme de nouvelle répartition, explique Harold Cobert, écrivain et professeur de français au lycée Passy Saint-Honoré au micro de Patrick Roger sur l’antenne de Sud Radio. Après, ce que je trouve très étonnant est que, en 2022-2023, la Cour des Comptes avait expliqué qu’en France, la part du privé représente à peu près 20%. C’est limité par les moyens alloués au privé par le public. Je m’étonne que cela puisse arriver à 50%."

Qu’est-ce que le privé propose que ne proposerait pas le public ? "Il me semble que, dans le privé, nous avons une plus grande liberté pédagogique, estime l’auteur de “Foi de prof : Une année dans l’enseignement privé catholique” (éd. du Rocher, 2026). On respecte les programmes car nous sommes sous contrat. Mais dans la manière de les mettre en pratique, nous avons une plus grande liberté. En ce qui me concerne, on m’a laissé sanctionner les fautes de grammaire en seconde. Aucune texte dit que vous n’avez pas le droit, mais…"

Des élèves "pas plus idiots qu'avant"

"On confond, il me semble, la rigueur et le rigorisme, l’autorité et l’autoritarisme, résume Harold Cobert, écrivain et professeur de français au lycée Passy Saint-Honoré. L’enseignement catholique privé n’a pas capitulé sur ces points-là." Ne se défie-t-on pas de ce que l’on enseigne dans l’école publique ? "Je ne jetterai jamais l’opprobre sur les enseignants du public. Ils font vraiment comme ils peuvent. C’est surtout du point de vue de la hiérarchie, du rectorat, où une succession de réformes ont entraîné une baisse des exigences."

"En réalité, si on dit que le niveau des élèves baissent, ce n’est pas qu’ils sont plus idiots qu’avant. Mais comme on a baissé le niveau d’exigence, ils ne peuvent pas s’élever plus. L’enseignement privé catholique pourrait devenir une source d’inspiration pour que le public redevienne ce qu’il était. Aujourd’hui, à certains égards, le privé catholique est devenu le public d’hier, qui était avant d’une excellence bien supérieure à celle du privé."

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