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PAC : la Confédération paysanne occupe l'agence de paiement de Limoges

Par Jérémy Jeantet (avec AFP)

Des membres de la Confédération paysanne ont occupé lundi après-midi les locaux de l'Agence de services et de paiement de Limoges pour protester contre les retards de paiement des aides de la PAC.

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Ils attendent toujours le versement de certaines aides datant de 2015 et d'une grande partie des aides de 2016. Ce lundi, plusieurs membres de la Confédération paysanne ont témoigné de leur exaspération face aux retards de paiement des aides de la Politique Agricole Commune (PAC) en occupant les locaux de l'Agence de services et de paiement de Limoges.

Environ 50 à 60 manifestants ont investi "pacifiquement" le hall du siège social national de l'ASP, en périphérie de Limoges. Une occupation vouée à durer "jusqu'à ce que nos revendications soient entendues", a indiqué Nicolas Giraud, secrétaire national de la Confédération et éleveur jurassien, présent à Limoges.

Ils ont rencontré un dirigeant de l'ASP et espéraient un contact avec le ministre de l'Agriculture ou son cabinet dans l'après-midi. La Confédération réclame "un paiement immédiat des aides en retard", un "dédommagement financier des retards de paiement" et "une suspension des contrôles", rajoutant une pression sur des fermes déjà mises en difficulté par le retard des versements des aides, a indiqué la Confédération dans un communiqué.

Les manifestants, venus de plusieurs régions et représentant plusieurs secteurs, sont arrivés équipés "de casses-croûtes et de sacs de couchages", prêts à passer la nuit et avec une relève en attente.

La Confédération s'insurge depuis des mois que les paysans soient "étranglés" par des retards accumulés de versements d'aides PAC, rappelant que certaines aides, au titre de 2015, sont encore en souffrance. Et nombre d'aides pour 2016, "malgré les assurances de l'ex-ministre Stéphane Le Foll fin 2016, et celles de son successeur avant l'été", a dénoncé Nicolas Giraud.

Pour la Confédération, le comble est que les retards portent sur les aides au bio et aux mesures agro-environnementales et climatiques, frappant surtout les paysans acteurs de la transition agricole, à la veille d'États généraux de l'alimentation, dont agriculture durable et juste rémunération des prix seront les enjeux.

L'ASP a confirmé la tenue d'une "action de communication" pacifique dans ses locaux et a rappelé qu'elle était engagée sur l'échéancier accéléré promis fin juin par le ministère. Un échéancier qui portait sur un règlement en novembre des aides bio et MAEC 2015 et avant mars 2018 pour les mêmes aides au titre de 2016.

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