Un marché noir de pièces détachées automobiles se développe, et ce sont les habitants de Marseille qui en subissent les conséquences. Une dizaine de plaintes, venant d’une résidence du 4e arrondissement de Marseille, ont été déposées. La colère et l’inquiétude se font de plus en plus ressentir.
Des habitants livrés à eux-mêmes
La situation est invivable pour les résidents de ce bâtiment habité depuis le mois d’août. Enalia, une habitante, témoigne : « Maintenant, on a un collectif de voisins, on fait de plus en plus attention quand on rentre le soir. On regarde aux alentours s’il n’y a pas des gens qui passent par le garage sans qu’on les connaisse. (…) Malheureusement, il n’y a pas de caméra », déplore-t-elle.
Les habitants de cette résidence sont livrés à eux-mêmes. « On est à cran. On a vu avec le syndic qui, pour l’instant, ne fait rien. Il devrait mettre des caméras, mais c’est en cours : il y a une commission, donc c’est très long », dévoile une autre résidente, épuisée par la situation.
Le manque d’action pose un véritable problème, puisque ces vols s’inscrivent dans une tendance présente dans l’ensemble des Bouches-du-Rhône. L’année dernière, les vols de pièces détachées automobiles ont bondi de près de 10 % dans le département.
« 65 caméras de recul volées en une nuit »
À quoi servent ces pièces détachées ? Elles sont revendues sur un marché noir grandissant. Un policier marseillais explique la situation au micro de Sud Radio : « On a interpellé des gens qui exportaient ces véhicules et ces pièces détachées volées vers l’Afrique du Nord, mais pas uniquement. Désormais, il y a un second marché vers l’Afrique subsaharienne. » Une situation alarmante puisque, sans caméras, il est difficile d’attraper les voleurs et les contrebandiers.
Le policier dévoile également la quantité astronomique de vols : « On a déjà interpellé des individus qui avaient volé, en une seule nuit, 65 caméras de recul », un bilan très lourd que subissent certains habitants de Marseille, sans aucune mesure pour le limiter.