Trois semaines après le lancement de l'opération Octopus et l'interpellation d'une quarantaine de personnes dans les rangs de la DZ Mafia, les autorités ne desserrent pas l’étau. Un millier de policiers sont mobilisés dans une quinzaine de cités : l’objectif est clair : affaiblir au maximum le narcotrafic à Marseille.
Cannabis, cocaïne et véhicules saisis
Dans le viseur : les points de deal et ce qui gravite autour des trafics. « Nous avons saisi plusieurs centaines de grammes de résine de cannabis, plusieurs centaines de grammes également de cocaïne lors de ces opérations, explique Cédric Esson, le directeur interdépartemental de la police, au micro de Sud Radio. Nous avons également saisi 11 véhicules. (…) C’étaient des véhicules qui servaient au trafic de stupéfiants ou qui étaient le produit de ce trafic. »
« Comme un service après-vente de l’opération Octopus »
Ces saisies représentent plusieurs centaines de milliers d’euros et environ 80 personnes ont été interpellées. Trois semaines après le vaste coup de filet Octopus, cette seconde opération continue de faire des dégâts. « Ce sont environ 900 hommes qui sont engagés pour plusieurs jours, comme un service après-vente de l’opération Octopus. Elle va viser un certain nombre de commerces qui apparaissaient dans les affaires et vient en appui des opérations judiciaires en cours », dévoile Jacques Witkowski, le préfet des Bouches-du-Rhône.
« C’est ça la grande nouveauté de la police en charge des narcos, qui nous permet d’aller plus loin et de faire très mal aux trafiquants », conclut le préfet. Mais pour espérer mettre à genoux cette pieuvre aux réseaux tentaculaires, les autorités n'auront pas d'autres choix que d'inscrire ces opérations coup de poing de grande ampleur dans la durée.