Emmanuel Macron a reconnu mercredi en Conseil des ministres "des dysfonctionnements manifestes" dans l'affaire Lyhanna, qui posaient "la confiance en nos institutions" mais a appelé à attendre le résultat des inspections pour réagir "à la lumière des faits" et "sans démagogie".
Faisant part "de l'émotion de la Nation" et "de l'affection et la solidarité avec la famille", il a estimé que l'affaire posait "la question de la confiance en nos institutions", selon la porte-parole du gouvernement, Maud Bregeon.
"Il est évident qu'il y a eu des dysfonctionnements manifestes. Il faut comprendre désormais ce qui relève des responsabilités individuelles et des dysfonctionnements systémiques dans l'ensemble des services publics impliqués", a ajouté le chef de l'Etat.
Cependant, il a appelé à attendre le résultat des inspections, le 19 juin, pour agir "avec méthode" et "renforcer tout ce qui doit l'être à la lumière des faits".
"On ne répond pas à un drame par des cris. La précipitation et la démagogie sont des réponses qui ne sont pas à la hauteur", a-t-il ajouté.
Si le projet de loi récemment déposé sur la protection de l'enfance doit "être modifié, c'est uniquement au regard des faits", a jugé Emmanuel Macron qui n'a pas fait allusion à la proposition de loi voulue par le Parlement pour traiter de manière globale ("intégrale") les violences sexistes et sexuelles.
Maud Bregeon a assuré que "nous ne mettrons pas la poussière sous le tapis".
"Si des sanctions sont nécessaires, elles seront prononcées. Si le texte de loi présenté par le gouvernement doit être amendé, il sera amendé", a-t-elle répété.
"Personne ne peut se dédouaner de ses responsabilités et ça vaut aussi pour les acteurs de l'institution judiciaire. Nous sommes dans un moment où le corporatisme n'a pas sa place", a-t-elle ajouté.
AFP / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP