220 000 personnes évacuées et 42 000 hectares détruits, la Gironde connaît l’un des incendies les plus importants de son histoire. Si pour le moment, le feu n’est pas encore fixé, celui-ci commence à se stabiliser. Les habitants évacués ne peuvent regagner leurs domiciles. Nous faisons l’état des lieux des incendies.
Des feux stabilisés
L’incendie massif qui a parcouru 42.000 hectares en Gironde et entraîné l’évacuation de 220.000 personnes est resté « globalement stable au cours de la nuit » de dimanche à lundi, a annoncé la préfecture ce matin, après plusieurs journées de progression ininterrompue.
« À ce stade, la situation est restée globalement stable au cours de la nuit, sans évolution majeure à signaler. Les forces de sécurité et de secours demeurent pleinement mobilisées et poursuivent leurs missions sur le terrain », a écrit la préfecture. La thèse de l’incendie accidentel est privilégiée. Pour l’heure, l’évacuation de Bordeaux n’est pas à l’ordre du jour estime Maud Bregeon, porte-parole du gouvernement.
Un incendie qui va durer plusieurs semaines
Le lieutenant-colonel David Annotel, a indiqué que la lutte contre les feux dans le Bordelais devrait se prolonger au-delà de l’été. Selon lui, «pendant de nombreuses semaines et de nombreux mois, il faudra prévoir des relèves qui continueront à venir de toute la France».
Le pompier a comparé ce feu à celui de Landiras en 2022, qui n’avait été déclaré éteint qu’à la fin du mois de septembre.
Les pompiers en difficultés
Neuf pompiers ont été blessés lors des combats contre les incendies, portant le chiffre à 84 personnes au total. Le moral de ces derniers commencent à diminuer. Ils critiquent le manque de moyens pour lutter contre les incendies. La solidarité des habitants et d’associations remonte le moral des pompiers. Eric Brocardi, le porte-parole de la Fédération nationale des sapeurs-pompiers, il faut insister sur la «réussite» des soldats du feu, grâce auxquels il y a eu «zéro blessé chez nos concitoyens».