Les représentants des Gilets Jaunes en manque de légitimité

Jean-Pierre Mercier, délégué central CGT du groupe PSA, interviewé par Cécile de Ménibus et Patrick Roger dans "L’invité de l’actu" sur Sud Radio, à 8h10
AFP

Les Gilets Jaunes confient la difficulté de trouver des représentants qui soient à la fois légitimes pour porter la parole du mouvement et représentatifs de sa diversité.

Pour Philippe, si un Gilet Jaune doit un jour rencontrer le Premier ministre, il faut absolument jouer la transparence : "Ce qui était pas mal, c’est quand ils sont allés à deux pour négocier et que l’un a dit ‘Je ne négocierai que s’il y a la télé’. On ne sait jamais ce qui se passe. Ce serait vraiment bien, ce serait un exercice de démocratie assez important. C’était un truc que je n’avais jamais entendu dire ou faire et je trouve que c’est une bonne idée."

Julien a un avis plus tranché. Aucun Gilet Jaune n’a, à ses yeux, la légitime de représenter le mouvement : "Ce qui m’embête, c’est que ce sont des gens qui ont été nommés, pas forcément par l’intégralité des Gilets Jaunes. Ce sont des gens qui se sont autoproclamés en tant que médiateurs. Et on n’est pas sûrs qu’ils véhiculent vraiment le message qu’on veut faire passer."

Pour Camille, il sera impossible de trouver des Gilets Jaunes représentatifs de la diversité de la contestation : "Dans toutes les régions, on est tous différents. Et même au sein des régions, on est tous différents. C’est très difficile d’être représenté à l’unanimité."

Un mouvement des Gilets Jaunes où il est bien difficile de parler d’une seule voix et encore plus de donner sa confiance à des représentants.

Un reportage de Christine Bouillot pour Sud Radio

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