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Les 19 000 convois radioactifs qui sillonnent la France chaque année

Par Jérémy Jeantet

Chaque jour, des trains et des camions remplis de combustible ou de déchets nucléaires traversent le pays. Si bien que le risque de contamination, voire d’incident, ne se limite pas aux sites nucléaires mais s’étend à l’ensemble du territoire. Sans que la population ni même les responsables locaux en soient avertis.

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Partout en France, de l'arrivée de l'uranium aux ports de La Hague et de Sète, au stockage définitif des déchets, le cycle du combustible nucléaire nécessite chaque année plusieurs milliers de convois. Des convois radioactifs, ferroviaires ou routiers, qui empruntent des axes fréquentés par la population civile. La Crirad, notamment, alerte sur les risques d'exposition dus aux radiations qui émanent des convois.

L'autorité de sûreté du nucléaire pointait récemment des irrégularités sur les pièces censées assurer le confinement des matières radioactives des wagons Castor. Plutôt inquiétant.

Sur les rails, il n'est pas rare que des trains convoyant des matières radioactives s'arrêtent en gare, à Valence dans la Drôme ou à Drancy, en Seine-Saint-Denis. En région parisienne, les convois ferroviaires empruntent les voies des trains de banlieue.

Impossible de connaître avec précision les itinéraires empruntés, ni le nombre de convois circulant localement. Les autorité avancent des arguments sécuritaires pour justifier cette culture du silence. Reste qu'à lui seul, le cycle du nucléaire engendre 19 000 convois annuels. Areva considère que "la divulgation relative aux itinéraires des transports de matières nucléaires est susceptible de porter atteinte à la sécurité publique et à la sécurité des personnes visées".

La sécurité pour justifier de l'opacité, donc.

Retrouvez la carte des convois radioactifs en France dans l'enquête d'Antoine Sillières, publiée sur Lelanceur.fr

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