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Le regard libre d'Elisabeth Lévy - "L'épisode Marina Foïs révèle la supercherie des féministes"

Marina Foïs, à l'affiche de la fiction "Enorme !", était l'invitée de Quotidien ce mercredi soir et face à Maïa Mazaurette qui lui exposait les sanctions que son personnage encourait si le film eût été réalité, la comédienne s'en est trouvée estomaquée. Et les féministes ne se sont pas privées de jouer les vierges effarouchées sur le scénario du film. On va s'ennuyer ferme avec elles !

Tous les matins à 8h15, le regard libre d'Elisabeth Lévy dans le Grand Matin Sud Radio.

Le film “Énorme !”, comédie avec Marina Foïs, suscite une polémique. 

Une polémique dérisoire mais significative. Mardi soir, elle était invitée de Yann Barthès sur Quotidien avec son partenaire de jeu, Jonathan Cohen. Pour parler du film “Énorme !”, qui raconte l’histoire d’un homme qui fait un enfant dans le dos à sa copine en trafiquant sa pilule. De la promo divertissante jusqu’à ce que la chroniqueuse Maïa Mazaurette casse l’ambiance. Lisez donc ci-dessous.

« Côté face, on est content que le désir d’enfant soit représenté au masculin. Côté pile, ce désir se transforme en transgression physique monumentale, le personnage prémédite une grossesse forcée, une situation qui peut potentiellement tuer une femme ». 

Et elle précise que dans la vraie vie, il y aurait entrave à l’IVG, ce qui est passible de deux ans d’emprisonnement et 30.000 euros d’amende. Marina Foïs semble épouvantée mais apparemment, Jonathan Cohen ressort quand même libre du plateau. 

Quelles sont les réactions ?

Quelques féministes se déchaînent contre le film. S’indignent que l’on puisse faire une comédie avec des violences sexuelles. “Vous trouvez ça drôle ?” La twittos Vaginaman estime que “la fiction est dangereuse”. Il faut arrêter de montrer des choses illégales, dangereuses, blessantes ou violentes. 

Pourquoi parler de cette micro-polémique ?

Parce qu’elle est révélatrice de la pulsion de censure des nouvelles féministes. Et d’un incroyable esprit de sérieux. La chroniqueuse représente une ligue de vertu. Mais cela pose trois problèmes. 

  • Primo, elles ne font plus aucune différence entre la réalité et la fiction. Montrer le mal serait déjà faire le mal. Autant interdire “Les frères Karamazov” qui font l’apologie du parricide. Seules devraient être autorisées les œuvres édifiantes, racontant le monde tel qu’il devrait être. Mais ça, ce n’est pas de l’art, c’est de la propagande. 
  • Deuxièmement, elles prétendent instaurer une norme des relations amoureuses. “Il faut discuter avec son mec pour savoir si on peut parler d’amour. Il est plus royaliste que la reine”. Non, ce n’est pas de l’amour. Lui semble bon pour le matriarcat.
  • Troisièmement, l’envie du pénal dirait Philippe Muray. Dans la vraie vie, toutes ces manigances, c’est du pénal, le pénal a remplacé l’envie du pénis si l’on se fie à Freud. Et Don Juan, il prend combien ? Si on écoute nos dames patronnesses, il restera du cinéma “Blanche Neige et les sept nains” et encore, il paraît qu’il y a des allusions cachées. Alors, je ne sais pas si dans leur monde rêvé il y aura moins d’injustice. Mais une chose est sûre : on s’ennuiera ferme.

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