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Le regard libre d'Elisabeth Lévy - "Derrière le discours gentillet, le projet de division ethnique"

Samedi se tenaient encore des manifestations pour protester contre les violences policières et, plus largement, contre le dit "racisme systémique". Outre l'incident avec Génération Identitaire et sa banderole dénonçant le racisme anti-blanc, des "Sales juifs" ont été scandés dans la foule. Après les statues dégradées, c'est notre union nationale que beaucoup veulent perturber, en racialisant le débat.

Tous les matins à 8h15, le regard libre d'Elisabeth Lévy dans le Grand Matin Sud Radio.

 

Une nouvelle manifestation contre les violences policières et le racisme a eu lieu samedi à Paris.

Entre 15 et 20 mille personnes étaient présentes. Avec les scènes habituelles d’agressions de policiers à la fin.  

Les JT n’ont pas insisté sur ces images. Mais ont en revanche abondamment dénoncé la banderole de Génération Identitaire réclamant « justice pour les victimes du racisme anti-blanc ». Autrement dit, il y a de bonnes identités, minoritaires et diverses, et une mauvaise - l’identité française - qui relève de l’extrême droite. Les JT n’ont pas non plus signalé les deux ou trois « sales juifs » lancés aux identitaires. Peut-être une simple “provocation”, attendons les facts-checkers. 

On ne peut pas réduire ce rassemblement à ces débordements ? 

On ne peut pas non plus se contenter des récits énamourés sur cette jeunesse mobilisée contre l’injustice et qui serait, contrairement à ses parents, attachée à des valeurs post-matérialistes. Essayez de la priver d’iPhone et on reparlera du post-matérialisme. 

Derrière ce discours gentillet, il y a un projet de division ethnique de la France, donc de sa destruction comme nation. Avec la bénédiction d’une partie de la classe politique et médiatique, sans oublier le show-biz.

Qu’est-ce qui me permet de dire ça ? 

Il suffit de tendre l’oreille. Sur les réseaux sociaux, on insulte les enfants d’immigrés ou les Antillais trop français comme Christine Kelly. Il y a 20 ans, elle eût été une fierté pour les noirs. Aujourd’hui, beaucoup lui disent “tu nous fais honte”

Dans le discours d’Assa Traoré, samedi : “En France, comme aux Etats-Unis, nos frères meurent (et il ne s’agit pas de nos frères humains mais racisés). Les gendarmes ont décidé qu’Adama Traoré allait mourir. Nous parlerons aux autorités quand les gendarmes auront été condamnés”. À quelle peine ? Elle ne l’a pas précisé. En ce sens, son langage est révélateur : on ne propose pas, on ne demande pas, on exige. 

Pour un tel pays, il n’y aurait qu’une seule issue : la disparition ou l’expiation. 

On ne déboulonnera pas les statues, a dit Macron. Rassurant ? 

Oui, même si on n’est jamais à l’abri du en même temps. On voudrait être sûr que la Justice ne va pas céder à une opinion bruyante quoique ultra-minoritaire. La complaisance de Nicole Belloubet et de Christiane Taubira inquiète. Assa Traoré veut créer un rapport de force. Il est temps en effet de montrer qui, des minorités tyranniques ou de la majorité silencieuse, est le plus fort. Et de prouver qu’en France, le droit prime encore sur l’émotion.

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