Les prix du carburant sont toujours aussi élevés et, malgré les aides ciblées pour les entreprises éligibles du BTP, elles peinent à s’en sortir. À cette problématique s’ajoutent le coût croissant des matériaux et la baisse des commandes.
« L'impact se ressent directement sur nos marges »
Co-gérante du groupe Revalis, qui emploie 22 personnes, Valérie Salançon explique : « On fait pas mal de déplacements, donc l'impact du carburant, il est clairement important. » L’entreprise détient 14 camions, donc consomme une grosse quantité de gasoil. « On ne le comptabilise pas du tout dans nos devis, l'impact se ressent directement sur nos marges aujourd’hui », déclare-t-elle.
Impossible d’augmenter les prix des devis
Pas question d’augmenter les prix des devis pour Valérie Salançon. « Si on augmente les prix, on ne passe pas au niveau des devis, on est trop cher : 20-30 % de plus par rapport à l'année dernière », déplore la co-gérante. Si l’entreprise existe depuis longtemps et qu’elle a « une trésorerie » sur laquelle elle peut vivre pour le moment, d’autres n’ont pas cette chance.
Moins 20 000 emplois d’ici la fin de l’année
Des entreprises du BTP sont contraintes de réduire leurs effectifs. Cyril Sauvat, président de la fédération du BTP des Bouches-du-Rhône, dévoile : « Les premières victimes de cette baisse des volumes, ce sont les intérimaires. Mais malheureusement, à moyen terme, il est vraisemblable que les forces de production internes soient impactées. »
Il estime que la baisse de la masse salariale sera d’« à peu près de 4-5 % ». Le BTP aura perdu 20 000 emplois d’ici la fin de l’année.