À Lacanau, le danger permanent des baïnes emportant les nageurs au large

Des drones sont utilisés cette année pour surveiller la plage de Lacanau
La station balnéaire de Lacanau est notamment très prisée des surfeurs

Reportage Sud Radio. Alors que le week-end dernier a été le théâtre de plusieurs drames de noyades en France, de nombreux Français ignorent encore le danger des baïnes, particulièrement sur la côte atlantique.

Une baïne, qu’est-ce que c’est ? Très présentes sur la côte atlantique française, ces sortes de cuvettes d’eau situées entre la plage et le large se distinguent par leurs courants parfois très forts pendant la marée descendante, emportant alors les nageurs au loin, alors même que ces derniers s’imaginaient sans danger. "C’est vrai que ça fait peur, quand on est pris, on est pris ! Ça fout la trouille, beaucoup de gens se font prendre...", confie ce nageur de Lacanau (Gironde) au micro de Sud Radio. "Hier j’en ai vu une, c’était vraiment un tourbillon ! Vous pouvez être simplement mouillés jusqu’aux genoux et vous retrouver entraîné simplement par une vague un peu plus forte que les autres. C’est impressionnant !", assure un autre.

Pour Guillaume Counilh, chef de poste MNS sur la plage nord de Lacanau-Océan, il faut non seulement éviter ces zones, mais également ne pas essayer de lutter contre le courant en cas de prise au piège. "L’océan, c’est tout le temps dangereux. Même si les conditions paraissent calmes, il y a tout le temps un risque et les dangers sont tout le temps présents. Ces courants font que lorsque vous êtes pris dans un courant de baïne, vous allez souvent lutter contre ce courant. C’est donc une source d’épuisement, et au bout d’un moment vous serez emportés et vous vous retrouverez dans une zone d’impact avec des vagues qui déferlent. C’est là où ça va être dur, parce que vous devrez alors gérer des apnées, passer sous les vagues, être chahuté, etc.", explique-t-il, ajoutant qu’il vaut alors mieux se laisser emporter au large et agiter les bras pour prévenir les secours.

Un reportage de Christophe Bernard

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