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Ligue 1: le cauchemar continue pour l'Olympique de Marseille

Après le désastre de Bruges, l'Olympique de Marseille a gaspillé deux buts d'avance au Paris FC (2-2) et n'est pas sorti de la crise, samedi lors de la 20e journée de Ligue 1.

Alain JOCARD - AFP

Après le désastre de Bruges, l'Olympique de Marseille a gaspillé deux buts d'avance au Paris FC (2-2) et n'est pas sorti de la crise, samedi lors de la 20e journée de Ligue 1.

Encore une désillusion dans les dernières secondes pour l'OM. Corrigé en Belgique (3-0), éliminé de la Ligue des champions par un ultime but du gardien de Benfica, secoué par les atermoiements autour de l'avenir de son entraîneur Roberto De Zerbi, le club phocéen a encore souffert.

Alors qu'il se dirigeait vers une victoire qui lui aurait mis du baume sur ses plaies, l'OM a concédé un penalty dans les dernières minutes pour une sortie au poings ratée de Geronimo Rulli, qui a boxé Marshall Munetsi.

Pour plus d'amertume encore, c'est un Marseillais de naissance, Ilan Kebbal, au départ de l'action, qui a transformé le penalty (90e+4).

Déjà l'OM avait laissé le PFC revenir dans le match par une tête de Jonathan Ikoné (82e), servi par Mamadou Mbow.

Tout le bénéfice d'un bon début de match était gâché, et dans cette saison de montagnes russes, l'équipe a concédé un nouveau but dans les dernières secondes, loin d'être le premier (Sporting, Atalanta, PSG au Trophée des champions...).

- "Ne vous inquiétez pas pour moi" -

Après l'énorme désillusion de mercredi, l'OM recule à sept longueurs de Lens, leader qu'il avait pourtant largement dominé (3-1) une semaine plus tôt dans cette saison marquée par une irrégularité folle.

Mason Greenwood tente de déborder le défenseur Moustapha Mbow lors d'un match entre Marseille et le Paris FC, le 31 janvier 2026 à Paris

Mason Greenwood tente de déborder le défenseur Moustapha Mbow lors d'un match entre Marseille et le Paris FC, le 31 janvier 2026 à Paris

Alain JOCARD - AFP

Marseille devra, pour éteindre le feu de la crise qui couve, battre mardi Rennes en 8e de finale de la Coupe de France, sa meilleure chance de remporter un premier trophée depuis 2012.

"Ne vous inquiétez pas pour moi, a assuré Roberto De Zerbi. Je suis prêt à partir à la guerre demain, après-demain, je viens de tout en bas de l'échelle, je suis habitué à combattre tout le temps."

Pourtant cette fois le plan de l'entraîneur italien semblait fonctionner, face à un PFC longtemps inoffensif.

Mason Greenwood, à côté de son sujet comme tout le monde mercredi, a vite obtenu et transformé un penalty (18e s.p.), puis l'Anglais s'est mué en passeur pour offrir le 2-0 à Pierre-Emerick Aubameyang (53e), dans une ambiance très marseillaise.

- "Aux armes!" -

Un petit "Aux armes!", l'air fétiche des Olympiens, a même salué, à deux choeurs, le but du K.-O. d'Aumbame entre les supporters marseillais de la populaire Eiffel et ceux de la présidentielle.

Les ultras marseillais étaient interdits de déplacement, mais de nombreux fans vivant à Paris sont venus au match.

L'entraîneur de Marseille Roberto De Zerbi réagit lors du match nul concédé par son équipe contre le Paris FC, le 31 janvier 2026 à Paris

L'entraîneur de Marseille Roberto De Zerbi réagit lors du match nul concédé par son équipe contre le Paris FC, le 31 janvier 2026 à Paris

Alain JOCARD - AFP

Jean-Bouin s'est vengé en chambrant à son tour les Marseillais à 2-2.

Les Phocéens auraient pu se mettre à l'abri plus tôt, quand une tête de Leonardo Balerdi a trouvé le poteau (74e).

Pour le PFC, ce nul a des airs de victoire. Comme contre Lyon (3-3), qui menait 3-0, les joueurs de Stéphane Gilli ont réussi à tout renverser.

Ils restent toutefois coincés à deux succès à domicile seulement depuis leur retour en L1, et sont 13e, en attendant les matches de leurs poursuivants.

Mais ils ont fait vibrer leurs supporters et peuvent espérer que l'arrivée prochaine du buteur Ciro Immobile, qui devrait être officialisée dimanche après sa visite médicale, va leur faire du bien.

Seul leur capitaine Maxime Lopez n'a pas pleinement profité de la victoire contre son club formateur. Le capitaine a été sorti à la mi-temps. Il était gêné par une douleur à une cuisse depuis quelques temps, mais aussi très nerveux sur la pelouse, pour ce match important pour lui.

Averti pour une contestation (43e), il n'est pas passé loin du second jaune et de l'exclusion une minute plus tard pour une semelle sur Paixao.

Par Emmanuel BARRANGUET / Paris (France) (AFP) / © 2026 AFP

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