"Je peux dire que les Alcooliques Anonymes m'ont sauvé la vie"

Alice était l'invité du Grand Journal de 18h, alors que le congrès national des alcooliques anonymes se tient ce week-end près de Toulouse.

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Ce week-end se tient le congrès national des alcooliques anonymes près de Toulouse. À cette occasion, Alice, 64 ans, qui participe à tous les congrès de l'association, était l'invitée du Grand Journal de 18h sur Sud Radio.

"J'étais dans le déni complet pendant des années, a-t-elle raconté. Je voulais bien admettre que je buvais un peu trop, mais je pensais pouvoir arrêter quand je voulais, que ce n'était pas si grave que ça, que je ne buvais que le soir... Je trouvais des tas d'excuses et, à un moment, tout en restant dans le déni, parce que je ne voulais pas admettre que j'étais alcoolique, j'ai bien vu qu'il fallait que je fasse quelque chose. Avant de pouvoir faire mon café normalement, sans tout renverser, le matin, il fallait que je boire trois bières fortes pour arrêter les tremblements. Il y a aussi eu un moment où j'ai eu peur de mourir. C'est là que je me suis dit qu'il fallait que je me fasse aider, que je n'y arriverai pas toute seule."

"Je n'ai pas rencontré les Alcooliques anonymes tout de suite, a-t-elle ajouté. J'ai d'abord fait deux cures, qui m'ont aidé, mais j'ai rechuté. J'ai aussi fait des crises d'épilepsie. C'est peut-être à ce moment-là que je me suis dit qu'il fallait vraiment que je fasse quelque chose. Un médecin m'a parlé des Alcooliques anonymes, j'y suis allée et ce que j'y ai trouvé, c'est essentiellement de la bienveillance, une compréhension, pas de jugement. J'étais un peu sidérée, parce que j'étais une écorchée vive, j'étais dans un état déplorable, physiquement, mentalement. C'est là que j'ai retrouvé de l'espoir. Les gens qui étaient en face de moi avaient quelque chose de commun avec moi. Les Alcooliques anonymes m'ont sauvé la vie."

Écoutez le témoignage d'Alice, invitée du Grand Journal de 18h au micro de Véronique Jacquier