Gilets Jaunes : des commerçants au bord du gouffre

Gilets Jaunes
Les Gilets Jaunes, quel impact sur le commerce ? AFP

Dominique Restino, président de la CCI Paris, et  Franck Chaumes, restaurateur, vice-président de l’Union des Métiers et des Industries de l’Hôtellerie en Gironde, étaient les invités de Cécile de Ménibus le 10 décembre sur Sud Radio dans "La vie en vrai", à retrouver du lundi au vendredi à 6h50.

Entre blocages, manifestations et pillages, les entreprises et les commerces souffrent, semaine après semaine, des conséquences du mouvement des Gilets Jaunes.

Des touristes étrangers qui annulent

"Il est encore trop tôt pour avoir des chiffres, estime Dominique Restino, président de la Chambre de commerce et d'industrie de Paris. Chiffrer les coûts est difficile, car il y a le pendant et l’après, le temps de tout remettre en ordre, ainsi que la perte de chiffre d’affaires. Mais il y a aussi le tourisme étranger : nombreux sont ceux qui annulent leur séjour, et pourtant il s’agit d’une période extrêmement forte." "Nous ne sommes pas trop habités à un tel désordre urbain et à cette casse sur Bordeaux, souligne Franck Chaumes. Un peu plus de 40 établissements ont été fermés tout le week-end. C’est évidemment une catastrophe financière, certains vont être au bord du dépôt de bilan."

Peut-on pour autant distinguer Gilets Jaunes et casseurs ? "Sur Paris, environ 300 commerces ont été touchés et affectés, résume Dominique Restino. Bien sûr, ils font la part des choses, et j’ai des films envoyés par des sociétés, où l’on voit les personnes casser les vitrines, rentrer dedans… Clairement, ce ne sont pas du tout des Gilets Jaunes. Mais au bout du compte, c’est de la casse, de la perte de chiffre d’affaires, au moment le plus important, la période de Noël. Mais il y a également toute la difficulté psychologique. Sur Paris, un bijoutier avait une arme défensive, autorisée, mais il ne faudrait pas que cela dégénère". "Je fais aussi la distinction entre Gilets Jaunes et casseurs, déclare également Franck Chaumes. Mais je me joins à l’appel du maire de Bordeaux, Alain Juppé, demandant aux Gilets Jaunes de cesser de manifester. S’il n’y a pas de manifestions, il n’y aura pas de casseurs."


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