Gilets Jaunes : "ça va être très violent ce week-end et probablement celui du 1er mai"

Gilets Jaunes
Gilets Jaunes : les manifestants appellent à un deuxième ultimatum "national et international" samedi 20 avril à Paris. AFP

L'acte 23 des Gilets Jaunes inquiète les autorités. Un mois après un premier ultimatum marqué par de nombreuses violences, les manifestants appellent à un deuxième ultimatum "national et international" samedi 20 avril à Paris. Plus de 30.000 personnes se disent intéressées sur les réseaux sociaux et les Black Blocks ont prévu eux aussi d'être présents. Les manifestations sont interdites sur les Champs-Elysées et autour de Notre-Dame de Paris, mais aux abords des Champs-Elysées, de nombreux commerces portent encore les stigmates des dernières violences et s'inquiètent d'une nouvelle journée de tensions dans la capitale. Benjamin Glaise de Sud Radio est allé à leur rencontre. 

"Ça va être très violent ce week-end et probablement le week-end du 1er mai également"

Trois semaines après, c'est toujours la même vue qui accueille Thomas lorsqu'il arrive au travail : "toute la façade a été intégralement brûlée. Quand on touche à son outil de travail, c'est comme si on touchait à sa famille, ça crève le coeur".  

Ravagée par un incendie criminel, la vitrine est totalement noircie, tout comme son enseigne "Armurerie de l'Elysée". Un spectacle qu'il va devoir affronter encore longtemps : "c'est long : dépôt de plainte, puis experts de l'immeuble, experts des assurés d'à côté. Je pense que rien ne sera fait avant un mois et demi ou deux mois". Thomas est assuré, mais les démarches prennent du temps

La perspective d'un nouveau samedi de violences retarde encore les travaux : "ça m'inquiète à tel point que mon expert est passé aujourd'hui et je lui ai dit qu'on ne démarre pas les travaux, on ne sait pas ce qu'il va se passer. En étant professionnel de l'armurerie, je suis en rapport avec des gens de la police, il m'a été annoncé que ça va être très violent ce week-end et probablement le week-end du 1er mai également".

"Il faut que ça s'arrête, on en a tous marre !"

Sur la façade, une petite pancarte assure que l'armurerie est bien ouverte malgré les dégats apparents, mais les clients se font rares. "Il faut que ça s'arrête, on en a tous marre ! Si vous interrogez n'importe quel commerçant du 8e arrondissement ou les gens qui habitent là, il y en a beaucoup qui veulent déménager parce que c'est devenu n'importe quoi. Quand on voit ce que ça coûte à Paris, on n'a pas le droit de vivre ça..."

Et depuis le début de la mobilisation des Gilets Jaunes, les ventes de Thomas ont chuté de 30%.

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