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Femme abattue devant son bébé à Nice: la piste intrafamiliale privilégiée

La piste intrafamiliale est privilégiée à Nice au lendemain de l'assassinat d'une jeune femme dans une voiture devant son bébé, un acte "barbare", selon les candidats aux municipales, qui a conduit plusieurs d'entre eux à suspendre leur campagne jusqu'à dimanche.

Valery HACHE - AFP

La piste intrafamiliale est privilégiée à Nice au lendemain de l'assassinat d'une jeune femme dans une voiture devant son bébé, un acte "barbare", selon les candidats aux municipales, qui a conduit plusieurs d'entre eux à suspendre leur campagne jusqu'à dimanche.

Le drame a eu lieu mercredi peu après 18H00, à une intersection proche d'un lycée dans l'ouest de la ville. Un homme circulant à scooter s'est porté à la hauteur de la conductrice et a tiré à une dizaine de reprises à bout portant à travers la vitre du véhicule, a détaillé le procureur de Nice, Damien Martinelli, dans un communiqué.

Arrivés rapidement sur les lieux, les pompiers ne sont pas parvenus à réanimer la jeune femme, mais ont pu prendre en charge l'enfant de sept mois, qui était sur le siège passager dans son fauteuil bébé et miraculeusement indemne.

La police a rapidement retrouvé le scooter juste derrière la gare, selon le parquet.

De façon concomitante, le propriétaire de ce deux-roues s'est présenté à la police et a été placé en garde à vue, ajoute le procureur.

Selon une source policière, le petit ami de la victime a lui aussi été entendu et, selon une source judiciaire, il ne s'agit pas du propriétaire du scooter.

Si le déroulement des faits pouvait initialement laisser penser à la piste d'un homicide sur fond de criminalité organisée, les enquêteurs ont recueilli "des éléments relatifs à une piste intrafamiliale", explique le procureur.

Ils s'intéressent en effet au beau-père du petit ami de la victime, un homme d'environ 45 ans, placé en garde à vue la semaine dernière pour des violences aggravées sur la mère du compagnon de la défunte.

- Intervention du Raid -

Cet homme, jusque-là connu de la justice uniquement pour conduite sans permis, avait été déféré dimanche et placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d'approcher cette femme, détaille le parquet.

Un ruban de la police natiionale sur les lieux où une femme a été assassinée alors qu'elle conduisait avec son bébé à Nice, le 22 janvier 2026 dans les Alpes-Maritimes

Un ruban de la police natiionale sur les lieux où une femme a été assassinée alors qu'elle conduisait avec son bébé à Nice, le 22 janvier 2026 dans les Alpes-Maritimes

Valery HACHE - AFP

Tard mercredi soir, le Raid est intervenu pour tenter d'interpeler le suspect à son domicile, mais il ne s'y trouvait pas et il est désormais activement recherché, selon une source policière.

Selon plusieurs médias locaux, cette intervention a eu lieu au sein d'une école située dans le nord de Nice, où l'homme travaillait et disposait d'un logement. Jeudi dans la matinée, le calme régnait aux abords de l'établissement, selon une journaliste de l'AFP.

"De très nombreuses investigations sont en cours pour localiser le ou les personnes impliquées et préciser les circonstances et le motif des faits", ajoute le procureur qui a ouvert dès mercredi soir une enquête pour meurtre aggravé, confiée à la police judiciaire du département (SIPJ 06).

Ce fait divers a immédiatement fait réagir les candidats aux municipales à Nice. Le maire sortant Christian Estrosi (Horizons) a parlé sur le réseau social X d'un "acte d'une barbarie inouïe". Un qualificatif repris par Juliette Chesnel-Le Roux (PS-PCF-Verts) qui s'est dite "sidérée et révoltée" par "cette violence d'une barbarie absolue".

Cette dernière a suspendu sa campagne pour trois jours, appelant les autres candidats à faire de même dans un geste d'unité et de responsabilité pour "ne jamais banaliser l'inacceptable" dans un "engagement constant contre les violences faites aux femmes".

Eric Ciotti, candidat UDR-RN, a accepté la proposition, "face au choc immense qui a frappé notre ville".

L'équipe de campagne de M. Estrosi a pour sa part évoqué des consignes pour qu'aucune action militante ne soit menée, "dans un esprit de solidarité et de décence", tandis que le maire a proposé d'accorder le statut de pupille de Nice à l'enfant pour l'accompagner jusqu'à sa majorité.

Par Fanny CARRIER / Nice (AFP) / © 2026 AFP

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