Élisabeth Lévy : "La gauche est convaincue d’être le camp du bien"

Le problèmes des parrainages suscite beaucoup de réactions politiques.

Le problèmes des parrainages suscite beaucoup de réactions politiques.

Trois grands candidats tangents : Après Eric Zemmour, et Nicolas Bay Marine Le Pen a lancé un appel aux maires. Ils parlent d'une situation indigne.

Au-delà des intéressés, le problème inquiète une grande partie de la classe politique qui est consciente que l’absence de candidats représentant des millions de voix entacherait la légitimité de l’élection.

David Lisnard, a donné son parrainage à Mélenchon par souci démocratique. François Bayrou a créé un site web pour inciter les maires à donner la précieuse signature. Il s’interroge : "que serait la situation de la démocratie française si des candidats majeurs ne pouvaient pas se présenter à cette élection ?" Gaspard Koenig, le candidat libéral, estime qu'une telle situation ouvrirait la voie à une crise constitutionnelle, voire à une crise de régime. Même Stanislas Guerrini, le patron de La République En Marche : "Il faut évidemment faire cet appel aux maires à pouvoir parrainer tous les candidats, même ceux dont ils ne partagent pas les idées". Bref, tous rappellent la différence entre soutien et parrainage.

Au-delà de leurs désaccords, les politiques partagent une même idée de la démocratie

On aimerait le croire. Sauf que ce souci démocratique est surtout exprimé par des élus de droite et du centre. Cela n'empêche pas la gauche de dormir. Hidalgo, malgré ses petits 3 % dans les sondages, a déclaré avec arrogance : "tant pis s’ils n’ont pas réussi à convaincre. Roussel n'était pas loin de se féliciter que l’extrême droite ne les ait pas : "c’est qu’ils ont un problème". Et Nathalie Arthaud ne s’est pas franchement émue hier, au micro de Sud Radio, convaincue que le système se débrouillera. Il y deux explications : La gauche, dans les choux électoraux, ne détesteraient pas être débarrassés de rivaux. Et c'est surtout révélateur d’une différence idéologique, d'une différence identitaire: c'est le sectarisme contre pluralisme. La gauche est convaincue d’être le camp du bien, d'être détentrice d’une légitimité morale. Simone de Beauvoir disait: « La vérité est une, seule l’erreur est multiple. Ce n’est pas un hasard si la droite professe le pluralisme. » Ce propos délirant a été repris fièrement repris par le sociologue Geoffroy de Lagasnerie, qui expliquait sur France Inter qu’on devrait censurer les discours de droite. C’est ainsi que le camp qui se définit par l’amour de l’autre, la générosité, a érigé l’intolérance en principe. Et voilà pourquoi votre gauche est muette.